EXCLU. F2 — GP Monaco. Théo Pourchaire : «C’est un rêve de gosse, mon Grand Prix maison»

Théo Pourchaire poursuit son apprentissage en F2 avec Art Grand Prix et s’apprête à réaliser ce week-end, ses premiers tours de roue à Monaco. Le jeune Grassois est quasiment à domicile en Principauté, et aura à coeur de bien faire devant ses proches et son écurie, lors du deuxième meeting de l’année. Entretien avec l’étoile montante du sport mécanique français. 
GP Monaco Théo Pourchaire
Théo Pourchaire, lors des tests de présaison à Bahreïn. THEO POURCHAIRE.

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Comment juges-tu ton premier week-end de course à Bahreïn ?

Ce n’était pas si mauvais que ça au final. En qualifications, j’ai fait une petite erreur qui m’a coûté un top 5, je dirai. C’était un week-end compliqué d’un point de vue technique, mais aussi au niveau de mon pilotage, où j’ai fait pas mal d’erreurs. Sur la première course, on a eu un problème mécanique, un de mes mécaniciens a mal branché le tube qui alimente le turbo en air. Il s’est détaché dans les premiers tours de course, et j’ai dû abandonner. C’est dommage.

Sur mes autres courses, il y a eu beaucoup de dépassements. C’était plaisant. Malheureusement lors de la deuxième, on a dû effectuer un arrêt décalé, parce que Christian (Lundgaard) devait aussi s’arrêter, ce qui m’a coûté deux ou trois places à la sortie. C’est comme ça, cela se joue à des détails parfois. Au final, on n’a vraiment pas eu de chance à Bahreïn. Mais il vaut mieux que cela arrive maintenant, au moins c’est fait. On ne retient que le positif, on sait qu’on a le rythme pour accrocher le top 5. Mais sur une telle saison, avec les grilles inversées notamment, il faut assurer à chaque fois. Surtout au vu des prochaines courses, qui vont redistribuer les cartes.

Qu’est-ce qui a été le plus dur à appréhender en arrivant en Formule 2 ?

Ces nouveaux formats de week-end — avec trois courses en deux jours — c’est vraiment pas simple. Cela resserre complètement les écarts au championnat, et cela permet aussi à certains pilotes d’atteindre les premières places. C’est ce qui créé des courses folles, il faut bien gérer ce paramètre. En plus, il n’y a que huit meetings cette année, ce qu’il veut dire qu’il faut être performant à chaque reprise.

«À Monaco, si je pilote très bien, ça pourra faire la différence.»

Entre-temps, il y a eu les essais de Barcelone où tu as complété 275 tours. C’était important de rouler sur cette piste pour connaitre le vrai rythme de ta monoplace ?

C’était très important, oui. C’était la première fois que je conduisais une F2 ailleurs qu’à Bahreïn en plus. J’ai appris énormément de choses lors de ces trois jours de tests, je dirai même que je n’ai jamais autant appris que lors de ces essais, sur ce tracé en particulier. Le performance était au rendez-vous. Il faut encore que je m’améliore au niveau du rythme en qualifications. Sur un tour, ce n’est vraiment pas simple de ne faire aucune erreur. Surtout à Monaco, où ce sera très important d’avoir un pilotage propre. Je peux m’améliorer sur ce point-là aussi, j’ai beaucoup appris dans les virages rapides de Barcelone. Il faut pas mal de confiance pour entrer dans ce genre de courbe. Niveau rythme de course, on est plutôt pas mal, mais il faut continuer à progresser !

LA F2 est enfin de retour à Monaco après 2 mois d’attente, ce n’était pas trop long ?

Si, les jours étaient de plus en plus longs, mais on y est là, enfin ! On a très envie de reprendre la piste, surtout à Monaco. Ce sera vraiment quelque chose de spécial. J’ai envie de passer à autre chose après mes courses à Bahreïn — trois en 2021 avec Art GP et quatre en 2020 avec HWA Racelab. À Monaco, si je pilote très bien, ça pourra faire la différence. J’ai envie de bien faire en tout cas.

Tu as déjà couru en Grand Prix à Monaco ? Qu’est-ce que cette course t’évoque ?

Je n’ai jamais roulé à Monaco jusqu’à maintenant. C’est un circuit que je connais par coeur, c’est le plus proche de chez moi. J’ai dû y aller au moins une dizaine de fois pour voir les Grands Prix. C’est un rêve de gosse ! Je peux dire que c’est mon Grand Prix, à la maison. Mais c’est un circuit difficile, où l’on n’a pas le droit à l’erreur. Il faut savoir rester calme, et faire le plus de tours possible lors des essais libres. En qualifications, il va falloir prendre des risques, si l’on veut s’élancer en première ligne. Mais le plus important, ce sera de rouler un maximum, de prendre de la confiance, et de repousser les limites quand il faudra le faire.

«Avec ce nouveau format de week-end, c’est sur ce genre de points que nous allons être testés : la régularité et l’intelligence de course.»

C’est un Grand Prix particulier, surtout quand on connaît le dernier vainqueur en F2 à Monaco…

Oui… Je me rappelle très bien de cette course en plus, j’y étais. Quand Anthoine (Hubert) a gagné, c’était beau, c’était fort. Ce serait un bel hommage que de gagner une course lors de ce week-end, juste après lui. J’aimerais tellement le faire.

Environ 7 500 personnes sont attendues par jour à Monaco, ça va faire du bien le retour du public ?

Ça va être vraiment sympa. C’est vrai que les courses à huis clos, c’est pas le top, même si ça nous change pas vraiment la vie pour nous pilotes, puisque nous sommes concentrés dans la voiture. Mais ça reste quelque chose d’important, surtout à Monaco. Ça va rajouter du piquant !

Comment tu vois ta saison ? Tu t’es fixé des objectifs précis ?

Non je ne me suis pas fixé d’objectif. Ce qui est sur, c’est que je veux gagner. Mais pour cela, il va falloir progresser, être constant à chaque course et être dans le top 10 tout le temps, voire le top 5. Le plus important, ce sera de marquer des points. Avec ce nouveau format de week-end, c’est sur ce genre de points que nous allons être testé : la régularité et l’intelligence de course. C’est important pour moi aussi d’avoir un bon coéquipier (Christian Lundgaard). Certains n’aiment pas, mais moi ça m’aide. Je m’en inspire forcément, je peux voir ses datas, prendre en considération les retours qu’il fait à l’écurie. Ça nous fait tous progresser.

Le scénario idéal à Monaco pour toi, ce serait quoi ?

Déjà premièrement, ce sera de profiter. Rouler à Monaco, c’est déjà incroyable. Ensuite, il faudra marquer beaucoup de points, et faire de belles courses. J’aimerais vraiment retourner sur le podium ou gagner, ce serait top. En plus, ça fait longtemps que cela ne m’est pas arrivé — depuis le 13 septembre 2020, date de sa dernière course en F3 au Mugello.


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