F1 : le relevé de notes du GP de Grande-Bretagne (Hamilton, Grosjean, Pirelli…)

Relevé Notes GP Grande-Bretagne
Lewis Hamilton a terminé la course sur trois roues, après une crevaison dans le dernier tour. Sainz et Bottas ont connu la même mésaventure. FIA.

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Un finish complètement fou, un Lewis Hamilton une nouvelle fois sans partage, et des pneus à l’agonie… Voici le relevé de notes du GP de Grande-Bretagne.

On a bien cru s’ennuyer jusqu’au bout… Et pourtant, les trois derniers tours ont été dignes des meilleurs films de science-fiction. Alors que Lewis Hamilton se dirigeait vers une victoire facile, les pneus ont décidé d’en faire qu’à leur tête, et ont joué des mauvais tours — sans mauvais jeu de mots — à Valtteri Bottas (11e), puis Carlos Sainz (13e), bien moins heureux que le Britannique à l’arrivée. Bon, on vous fait un petit résumé de ce qu’il s’est passé hier, avec ce nouveau relevé de notes du GP de Grande-Bretagne :

Les bons élèves

Lewis Hamilton : une 3ème victoire sur 3 roues

À Silverstone, le maître reste le maître. Au terme d’une course maitrisée, Lewis Hamilton a signé son septième succès à domicile, un record en la matière. Mais le Britannique aurait pu voir sa course terminer autrement, à l’image de son coéquipier Valtteri Bottas (11e), tranquille deuxième, mais dont la crevaison à l’avant gauche à deux tours de la fin, a brisé ses espoirs de podium. Au classement, Hamilton prend une avance considérable sur son coéquipier, et possède 30 points d’avance.

Le pilote Mercedes a donc été contraint de terminer son dernier tour de course sur trois roues, à l’aise. Son avance sur le reste du peloton était amplement suffisante, même si un certain Max Verstappen peut s’en mordre les doigts.

Max Verstappen, aux portes du succès

C’était l’occasion parfaite… Solide tout au long de la course, le Néerlandais a été le seul capable de suivre le rythme des Mercedes. Mais à trois tours de la fin, le Néerlandais récupère la deuxième place après les déboires de Bottas. À 15s d’Hamilton, et avec plus de 30s d’avance sur Leclerc, le pilote Red Bull décide de passer aux stands, pour réaliser un arrêt gratuit. Avec en tête le meilleur tour en course, Verstappen pouvait partir avec un point de plus dans la sacoche.

Mais c’était sans compter sur la tuile d’Hamilton, qui a dû réaliser son dernier tour sur 3 roues. Son avance était tellement considérable, que le Britannique n’a pu être rattrapé par Verstappen. En terminant à quelques secondes de son adversaire, le Néerlandais avait effectivement de quoi se mordre les doigts après la course. La victoire lui était offerte sur un plateau d’argent, ou plutôt noir, enfin vous avez compris quoi.

Ocon et Gasly, les inséparables

Nos deux Français ont brillé ce week-end à Silverstone. En partant de la neuvième et onzième place, Ocon et Gasly avaient clairement une chance à jouer, afin de marquer des gros points ce week-end. Mais on ne pensait pas à ce point-là. Solides toute la course, les deux Nordistes se sont d’abord joués de Lance Stroll, en manque de rythme. Puis, avec les déboires de Bottas et Sainz, ils ont pu grimper les échelons plus vite que prévu, et ces jolies sixième et septième places viennent récompenser les efforts du jour.

 

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On en attendait plus

Les Racing Point : rapides mais pas efficaces

Sur la piste, on parle de Racing Point comme la deuxième meilleure voiture du plateau. Mais en course, ce n’est toujours pas ça, d’où leur mention dans ce relevé de notes du GP de Grande-Bretagne. Avec le test positif de Sergio Pérez en début de week-end, Nico Hülkenberg avait une chance de faire son retour en F1. Que nenni ! Le pilote allemand n’a pu prendre le départ de la course après un problème lié à son unité de puissance. Chat noir.

Mais le constat est encore plus effarant pour Lance Stroll. Après avoir signé le meilleur temps des essais libres 2 — une première dans sa carrière — le Canadien s’élançait de la sixième position, quelque peu décevant. Mais son rythme en course avait de quoi faire peur. Il s’est fait dépasser dans tous les sens, et a fini loin, dans les points certes (9e), mais très loin des meilleurs. Au classement, Racing Point n’est que cinquième, derrière McLaren et Ferrari.

Sebastian Vettel, le point rageur

Qu’on soit bien d’accord, Ferrari n’est pas dans le coup cette année (ni l’année prochaine). Mais tout de même, Charles Leclerc a réussi à monter deux fois sur le podium déjà, malgré des faits de course avantageux. Pour Sebastian Vettel, le constat est littéralement opposé, il est même dur à digérer. L’Allemand n’est effectivement jamais rentré dans le top 5 en 2020, ce qui ne lui était plus arrivé depuis 2008, lorsqu’il roulait encore chez Toro Rosso.

Et sur le circuit de Silverstone, le quadruple champion du monde a une fois de plus été transparent. Après avoir subi des problèmes techniques tout au long des trois séances d’essais libres, Vettel s’est élancé en dixième position seulement. En course, il s’est fait dépasser aisément par Pierre Gasly et sa petite Alpha Tauri, et aurait pu terminer douzième si Carlos Sainz et Valtteri Bottas n’avaient pas connu de telles mésaventures. Vettel est TREIZIÈME au général avec 10 points dans la besace, et ça, c’est flippant.

 

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Les cancres du week-end

Romain Grosjean «comme en 2013»

Lors de la course, Haas a tenté un petit coup de poker. En restant en piste après la sortie de la voiture de sécurité pour la seconde fois, Romain Grosjean se retrouve subitement cinquième, juste derrière Leclerc, en gommes jaunes.

Le Français n’a pu suivre le rythme très longtemps et les hostilités ont débuté quand Carlos Sainz s’est mis à l’attaquer. Dans la ligne droite — juste avant le virage de Stowe — l’Espagnol fond sur le Français et s’apprête à le dépasser. Mais Romain Grosjean s’est rendu coupable d’un comportement dangereux, qui lui a valu un drapeau noir et blanc puis un avertissement en fin de course, pour avoir changé de trajectoire au dernier moment. Un comportement qu’il reproduira à trois reprises, sur Sainz puis Ricciardo.

«Je suis écœuré parce que je pense qu’aujourd’hui, j’ai conduit aussi bien qu’en 2013, quand j’étais sur le podium et que je me battais pour gagner des courses. Et à la fin, on est nulle part.» Pas sur que tout le monde soit du même avis.

Les pneus Pirelli : à trois tours près

Même si les crevaisons de trois pilotes dans les derniers tours ont relancé le spectacle, les pneus de Pirelli ont de quoi inquiéter, et sont plus que jamais les cancres de ce relevé de notes lors du GP de Grande-Bretagne. Les gommes blanches, les «hard» n’ont pas résisté à l’intensité et aux virages rapides de Silverstone. Bottas, puis Sainz, et Hamilton ont tous connu une fin de course compliquée lorsque leur pneu avant-gauche les a complètement lâchés.

Ces crevaisons ont complètement ruiné les espoirs de podium pour Bottas, et de quatrième place pour Sainz. Et la semaine prochaine, Pirelli a annoncé mettre des pneus encore plus tendres à disposition des 10 écuries du paddock.

«Nous n’en avons pas de plus dur, nous n’avons aucun pneu capable de faire toute la distance de course à Silverstone,» a expliqué Mario Isola, le directeur de Pirelli présent sur le Grand Prix. Inquiétant pour la semaine prochaine.


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