Le Grand Prix de Monaco fait encore parler de lui, mais pas pour de bonnes raisons. Entre tracé dépassé et spectacle absent, même les pilotes commencent à douter de sa place en Formule 1.
C'est une course qui divise jusque dans les paddocks ! Monaco, ses yachts, ses paillettes… et une course qui tourne à la procession. Une fois encore, la légendaire manche monégasque du Championnat du monde de F1 peine à convaincre.
Malgré une séance de qualifications animée, le spectacle n’a pas suivi en course. Les deux arrêts forcés n'ont rien changé. Le peloton est resté paralysé, les quatre premiers ayant terminé exactement à la même place que sur la grille de départ. Lando Norris, parti en pole, s’est imposé sans jamais être inquiété. Peu de dépassements donc, stratégie figée ou encore monoplaces trop imposantes… Désormais, la critique enfle jusque dans le paddock.
Le ras le bol des pilotes

George Russell, ne cache plus son agacement. Pour lui, le Grand Prix de Monaco ne mérite plus sa place dans le calendrier tel qu’il est aujourd’hui. "Tout le monde sait que la course est pratiquement jouée dès les qualifications", déplore-t-il auprès du Daily Mail.
Dépité après une onzième place sans saveur, le pilote Mercedes propose même l'idée radicale de carrément supprimer la course. "Vous faites une séance de qualif le samedi, une autre le dimanche, et celui qui s’en sort le mieux prend les points et un petit trophée. Ce serait plus fun", avance-t-il sans détour. Une manière selon lui de ramener un minimum d’enjeu sur un circuit où tout semble déjà figé avant le départ.
Verstappen perd lui aussi patience

Du côté de Red Bull, même discours désabusé. Max Verstappen, pourtant souvent à l’aise dans les rues de la principauté, reconnaît que la course n’avait aucun intérêt.
Malgré l’obligation de faire deux arrêts aux stands cette année, rien n’a changé. "On ne peut pas courir ici. Peu importe ce qu’on tente de faire. Même à la fin, mes pneus étaient morts, mais personne ne pouvait me passer", raconte le triple champion du monde, visiblement lassé.
Il ajoute, fataliste : "C’est comme ça à Monaco. Quand tout se passe normalement, on ne progresse pas. On fait un arrêt, on garde sa position. C’est tout." Selon lui, une F1 moderne est tout simplement trop large pour ce tracé si étroit. Et le suspense s’arrête aux qualifications.
Ce qui dérange, ce n’est pas tant le charme du Grand Prix de Monaco, mais son incapacité à évoluer avec son temps. Le décor est sublime, mais sur la piste, tout le monde s’ennuie, ou presque.
Même les fans les plus passionnés ont du mal à défendre ce format, pendant que les autres préfèrent profiter du soleil sur le pont d’un bateau, une coupe à la main.
Alors, faut-il vraiment repenser Monaco ou accepter que le spectacle y soit ailleurs que sur l’asphalte ? La question est posée. Et désormais, ce sont les pilotes eux-mêmes qui y répondent…

