La Formule 1 nous réserve souvent des surprises, des scénarios improbables et des rebondissements en tout genre. Aujourd'hui, focus sur les abandons les plus fous en course de F1 : voici notre Top 5
Des histoires incroyables et sensationnelles, la Formule 1 en a la pelle. Mais aujourd'hui, voici notre Top 5 des abandons les plus fous en F1 :
1- Nelson Piquet, un crash sur commande (Singapour - 2008)
Est-il possible de faire un tel top sans parler du "Crashgate" de 2008 à Singapour ?
Pour vous remettre dans le contexte, Renault vient de retrouver dans ses rangs son Espagnol préféré, à savoir Fernando Alonso. Parti faire une pige chez McLaren aux côtés d'Hamilton, le double champion du monde revient dans l'écurie qui l'a sacré en 2005 et 2006. Problème, Renault n'est plus l'équipe d'antan, et régresse saison après saison.
Avec à son bord Flavio Briatore, l'écurie française va mettre en place une “stratégie“ pour enfin retrouver la victoire. Parti en 15e position sur la grille de départ, Fernando Alonso s'arrête au stand lors du 12e tour de ce Grand-Prix.
Lors du tour suivant, Nelson Piquet Jr, son coéquipier, percute violemment le mur du dix-septième virage, où malheureusement, aucun dispositif de grue n'était présent. Au fur et à mesure de la course, tout les favoris s'arrêtent au stand, et comme par magie, Alonso se retrouve en tête lors du 34e tour. Pour le 800ème Grand-Prix de l'Histoire de la F1, Renault s'impose une nouvelle fois avec Alonso, mais entachera à jamais l'image de la Formule 1.
L'affaire ne s'arrête donc pas là… La chaine de télévision brésilienne TV Globo révèle un an plus tard, posséder des informations sur le stratagème mis en place par Flavio Briatore, et son ingénieur Pat Symonds. La FIA décide d'ouvrir une enquête, et Renault pris en étau, reconnaitra avoir triché et ordonné à son pilote brésilien de produire volontairement cet accident.
Pour Flavio Briatore, la sanction sera exemplaire, il sera radié à vie du monde de la F1 ou de tout sport sous l'égide de la FIA, alors que Pat Symonds sera sanctionné “seulement“ cinq ans. Les sponsors de l'écurie française se retireront un à un, à l'image d'ING, sponsor principal à l'époque.
2- Nigel Mansell, la victoire lui tend les bras (Canada - 1991)
Surement la bourde la plus iconique du pilote britannique. En tête d'un Grand-Prix du Canada qu'il domine de la tête et des épaules, Nigel Mansell entame son dernier tour de course, le 69e. Avec 55 secondes d'avance sur son ennemi juré de l'époque Nelson Piquet (le père cette fois-ci), Nigel prend ses aises. Peut-être un peu trop.
Il commence déjà à saluer la foule, au volant d'une Williams encore perfectible à l'époque. Le Britannique baisse de régime et conclue son tour en toute tranquillité. Sauf que le destin s'est chargé du reste. Au fameux virage de l'Épingle, à près d'un kilomètre de l'arrivée, sa monoplace cale, à force de descendre dans les tours. Évidemment impossible de repartir, Nigel Mansell abandonne et laisse son adversaire Piquet remporter ce qui est alors, sa dernière victoire en carrière.
Sacré Nigel, toujours là pour vous réconforter.
3- Gerhard Berger, une caméra pas si embarquée (Italie - 1995)
Lors du Grand-Prix d'Italie 1995, Ferrari entrevoit la fin d'une longue disette. Plus de 7 ans que l'écurie italienne n'avait pas placé ses deux voitures en tête d'un Grand-Prix à l'arrivée. Après les abandons du poleman David Coulthard (parti en tête-à-queue dans le tour de formation), de Michael Schumacher et Damon Hill lors d'un accrochage, Ferrari a de bons espoirs. Surtout quand Gerhard Berger et Jean Alesi se retrouvent aux avant-postes.
Les deux coéquipiers prennent la tête de la course chacun à son tour. Mais lors du 32e tour de course où notre cher Français se retrouve leader, un sacré manque de bol tombe sur l'écurie italienne. L'impensable. La caméra embarquée d'Alesi, située sur son aileron arrière, vient de se détacher. Et qui se trouvait derrière évidemment ? Gerhard Berger, dont la suspension avant gauche ne pu résister.
Au final, même pas de quoi se consoler pour Ferrari, puisque le Français abandonna lui aussi à huit tours de l'arrivée, pour une roue mal-serrée. Deux abandons rocambolesques qui méritaient bien une petite place dans notre top 5 de F1.
Finalement, c'est Johnny Herbert qui l'emportera. Pas malheureux sur ce coup.
À partir de 2“01
4- Johnny Herbert, la clé des problèmes (Italie - 1998)

En parlant du loup, le voila. Lui aussi a connu une petite bévue dans sa carrière. Trois ans après sa victoire à Monza, Johnny Herbert prend le départ en Italie au volant de sa Sauber-Petronas.
Aux abords du 13e tour de ce Grand-Prix, la voiture du Britannique part subitement en tête-à-queue au virage Lesmo, et contraint le pilote à l'abandon. Jusque-là, rien d'extraordinaire vous me direz, juste une simple erreur de pilote. On apprendra plus tard qu'un de ses mécaniciens avait malencontreusement oublié une clé, dans le cockpit de sa monoplace avant le départ.
La fameuse clé s'étant logée sous la pédale de frein, impossible de ralentir pour Johnny Herbert dont la frayeur a du être mémorable.
5- Olivier Panis, le feu à la baraque (Grande-Bretagne - 2004)

Histoire de terminer en beauté ce Top 5 des abandons les plus fous en F1, abordons le cas Olivier Panis. Un malchanceux comme le championnat en a rarement connu. Chez Toyota, le Français connait deux saisons pour le moins compliquées. Faute de fiabilité, sa monoplace ne rallie que très rarement l'arrivée en un seul morceau.
Mais à Silverstone, l'histoire serait digne d'une bonne blague de premier avril. Après s'être arrêté au stand lors du 16e tour de course pour changer ses pneus, Olivier Panis repart à toute berzingue. Problème, son extincteur, installé dans la monoplace et prévu à la base pour stopper tout départ de flamme, explose en pleine course. Évidemment, impossible de poursuivre la course, n'ayant plus aucune visibilité avec une visière largement nettoyée par la mousse de l'extincteur.
Sa monoplace finira sa course dans le bac à gravier, sans gravité heureusement.

