Lors d’une vente exceptionnelle orchestrée au Carrousel du Louvre à l'occasion du salon Rétromobile, une Ferrari 250 LM s’est arrachée pour près de 35 millions d’euros. Un prix historique pour ce modèle mythique, dernier à avoir triomphé au Mans avant le retour de Ferrari en 2023.
Le coup de marteau a résonné comme une détonation dans l’enceinte du Carrousel du Louvre. Mercredi 5 février, en marge du salon Rétromobile 2025, un pan de l'histoire automobile a pulvérisé les enchères.
Une somptueuse Ferrari 250 LM vient d'être vendue aux enchères pour la somme colossale de 34,88 millions d’euros, frais compris. Un record absolu pour ce modèle d’exception, qui n’est autre que la berlinette victorieuse des 24 Heures du Mans 1965.
Une icône du Mans sous les projecteurs

Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de cette vente un événement hors norme. Produite en 1964 par Ferrari, cette 250 LM châssis 5893 a inscrit son nom dans l’histoire en offrant à la marque italienne son neuvième succès au Mans, sous les couleurs de l’écurie américaine North American Racing Team (NART).
- À LIRE AUSSI : En France, la plus belle collection de Ferrari au monde toujours au coeur d'une querelle familiale
Son pedigree unique et son état de conservation exceptionnel ont fait grimper les enchères lors de la vente orchestrée par la maison RM Sotheby’s.
Déjà convoitée par les collectionneurs et passionnés, cette berlinette de course est l’une des rares Ferrari à moteur central arrière de cette époque. Engagée au Mans en 1965, elle a triomphé grâce à l’équipage Jochen Rindt – Masten Gregory, dans une édition marquée par l’abandon des prototypes d’usine Ferrari et Ford.
Ce succès a marqué la dernière victoire du Cheval Cabré dans la Sarthe avant son retour triomphal en 2023 avec l’Hypercar 499P.
Un joyau sorti du musée pour financer des travaux



Cette vente record profite directement au musée du Speedway d’Indianapolis, propriétaire de la Ferrari depuis plus de cinquante ans. Souhaitant financer des travaux d’agrandissement et de modernisation, l’institution avait décidé de se séparer de plusieurs pièces maîtresses de sa collection.
Ce n’est pas la seule icône à avoir changé de mains récemment. Quelques jours plus tôt, la Mercedes W196 pilotée par Juan Manuel Fangio en 1955 a elle aussi affolé les compteurs, devenant la Formule 1 la plus chère de l’histoire avec un prix de 51,155 millions d’euros.



L’authenticité de la 250 LM châssis 5893 en fait l’un des exemplaires les plus prisés de la série limitée à 32 unités produites entre 1963 et 1966. Après son exploit au Mans, elle a poursuivi sa carrière en endurance avant d’être mise à la retraite en 1970 avec son entrée au musée du Speedway d’Indianapolis.
Désormais entre les mains d’un nouveau propriétaire, cette Ferrari de légende retrouvera-t-elle la piste ou rejoindra-t-elle une collection privée, à l’abri des regards ?
Source : RM Sotheby's

