Une jeune conductrice française pensait réaliser une bonne affaire en achetant sa première voiture. Mais peu de temps après, elle découvre que sa Volkswagen Golf achetée chez un concessionnaire multimarques est toujours équipée d’un airbag Takata, non remplacé…
Sarah, 26 ans, ne s’attendait pas à vivre un cauchemar avec sa première voiture. Ce qui devait être un achat simple dans un concessionnaire réputé des Yvelines s’est transformé en mauvaise surprise.
La Volkswagen Golf de 2010, qu’elle venait d'acheter, n’avait pas subi le rappel obligatoire pour les airbags Takata, alors que le dispositif fait l'objet d'un rappel national en raison de sa dangerosité.
Un concessionnaire sous pression

Chez ce vendeur multimarques implanté depuis plus de 30 ans à Chambourcy (Yvelines), la réputation médiatique semble irréprochable. La publicité à la télévision rassure les clients, mais les avis en ligne racontent une autre histoire. Certains parlent de voitures pleines de défauts cachés et de vendeurs agressifs lorsque l’on demande un remboursement.
"À fuir absolument", conseille un client, tandis qu’un autre évoque "un festival de l’arnaque", relate Le Figaro. Sarah, cependant, pensait avoir vérifié toutes les informations avant de verser son acompte de 500 euros.
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La pression commerciale reste classique. Le vendeur insiste pour conclure l’achat rapidement, évoquant un autre acheteur intéressé. "Dans le coin du parking, le vendeur nous dit qu’il faut l’acheter tout de suite, qu’une autre dame était aussi sur le coup", raconte la mère de Sarah à nos confrères du Figaro.
L’entourage de Sarah contrôle minutieusement le véhicule : carrosserie, documents, historique des contrôles techniques. Tout semble correct. Sur la question des rappels, le vendeur assure que le véhicule n’est pas concerné. Rassurée, Sarah finalise l’achat.
Une découverte alarmante

Le hasard fait bien les choses. Dans un centre Norauto, en cherchant un simple accessoire, la famille est alertée par un employé. "Il faut la faire vérifier tout de suite", alarme le vendeur.
Une vérification plus approfondie confirme le pire : l’airbag Takata n’a jamais été remplacé. Volkswagen France confirme que la lettre de rappel avait pourtant été envoyée trois mois plus tôt à l’ancienne adresse du véhicule.
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Face à cette situation, la famille décide de ne pas lancer de procédure judiciaire. Les démarches seraient longues et complexes. "Engager un procès, faire annuler la vente ou demander une diminution du prix de vente, ce sont beaucoup de démarches. On aurait pu le faire, mais ce n’était pas notre priorité", confie la mère de Sarah au Figaro.
La jeune conductrice fait tout de même remplacer l’airbag dans une concession Volkswagen le 30 juillet dernier. Mais elle reste remontée, surtout après avoir dépensé un an d’économies et avoir risqué sa sécurité.
Le conseil de Sarah aux futurs acheteurs est clair : vérifier les avis en ligne, exiger un contrôle technique indépendant et ne jamais se laisser presser par un vendeur. "Aux futurs acquéreurs de véhicules d’occasion, je dirais de toujours refaire un contrôle technique à vos frais. Les vendeurs honnêtes acceptent volontiers de le faire, les malhonnêtes essaieront de vous en dissuader. Dans ce cas, passez vite votre route", conclut-elle.

