Ces cinq femmes ont cassé les codes du sport auto

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Au-delà des apparences et des clichés, certaines femmes ont su imposer leur style, leur passion et leur abnégation dans le sport auto. Retour sur ces performances qui ont marqué l’histoire d’un sport cadenassé par la gente masculine.

Jutta Kleinschmidt — Dakar 2001

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L’Allemande s’est également classée seconde en 2002 et puis troisième en 2005 chez Volkswagen, au volant du Touareg.

L’Allemande est une véritable pionnière du rallye-raid. À l’époque où le Dakar se courrait encore entre Paris et le Sénégal, Jutta a marqué de son empreinte une épreuve qui ne couronnait jusque-là que des hommes.

Après sa formidable victoire d’étape en 1998 et son honorable troisième place au général en 1999 avec Mitsubishi, elle se rapproche à grands pas de la victoire finale. Après un combat fratricide face à son ex-copilote, le Français Jean-Louis Schlesser, vainqueur de l’édition précédente, elle s’impose devant un panel d’hommes quelque peu remontés par sa victoire (voir dans la vidéo).

Jutta Kleinschmidt ne le sait pas encore, mais elle vient de remporter, encore aujourd’hui, la seule victoire féminine au Rallye Dakar, qui plus est, le dernier entre la capitale française et sénégalaise.




La victoire de Jutta Kleinschmidt au Paris-Dakar — 2001 :

Michèle Mouton — WRC de 1974 à 1986

Michèle Mouton, lors du Festival Goodwood en 1998 avec Audi, son équipe de toujours.

Surnommée «Le beau volcan noir», Michèle Mouton est une référence en championnat du monde des rallyes. Repérée par Audi, la Française décrochera sa première victoire en WRC en 1981, à San Remo. L’année suivante, elle enchainera pas moins de trois victoires au Portugal, Acropole (Grèce) et au Brésil et terminera l’année vice-championne du monde, à seulement 12 points de l’Allemand Walter Röhrl.

Au total, Michèle Mouton, c’est 4 victoires en championnat du monde des rallyes, la seule femme a l’avoir réalisé, et 5 victoires au championnat d’Europe. Elle se distinguera avant le WRC par sa victoire aux 24h du Mans 1975, dans la catégorie 1 601 à 2 000cm3



Danica Patrick — IndyCar/Nascar de 2005 à 2018

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Danica Patrick signe ses derniers autographes sur la piste d’Indianapolis en 2018 pour son dernier 500 Miles.

L’Américaine est elle-aussi une pionnière de son sport, une de ses femmes que le sport auto pourrait accueillir à son panthéon. Depuis 2005, elle participe au championnat IndyCar aux États-Unis. Au-delà de son sourire ravageur et des remarques sexistes de ses compères*, Danica Patrick commence à faire taire la concurrence petit à petit. Jusqu’au jour où elle signe une première dans la discipline, la consécration ultime, une victoire lors de l’épreuve de l’Indy Japan 300 en 2008, devenant ainsi la première femme à s’imposer parmi les championnats majeurs de monoplace.

Autre fait important de sa carrière en 2009, pour son premier podium aux 500 miles d’Indianapolis en terminant troisième de l’illustre course américaine. L’Américaine s’engagera ensuite en Nascar, signant la première pole de l’histoire pour une femme en 2013 à Daytona, lors de la première épreuve de la saison où elle est engagée à plein temps. Performance all-time une nouvelle fois.

Faute de sponsor, Danica Patrick est contrainte de se retirer des circuits en 2018, après une dernière course à Indianapolis.

La première victoire de Danica Patrick en carrière au Indy Japan 300 — 2009 :

*Avant sa victoire en 2008, l’Américain subissait les railleries de ses adversaires, à l’image d’Ed Carpenter en 2006 : «Danica est très agressive dans nos voitures, surtout si on la prend au bon moment du mois.»



Lella Lombardi — Formule 1 de 1974 à 1976

Lella Lombardi, en discussion avec Vittorio Brambilla lors des essais aux Pays-Bas de 1975.

C’est aussi simple que ça en a l’air. Lella Lombardi est la seule femme a avoir inscrit le moindre point en championnat du monde de Formule 1. L’exploit est suffisamment rare pour être signifié. En même temps, lorsqu’on voit les chiffres, seulement 5 femmes ont pu participer au championnat en 75 ans d’existence, et aucune d’entre elles après 1992. Difficile de se faire une place on dirait.

Mais à cette époque, l’Italienne vient casser des codes pourtant bien encrés. Au volant d’une March, elle inscrira son seul et unique point, mais ô combien important au Grand-Prix d’Espagne 1975 en terminant sixième de la course. Sur la grille de départ, elle fait face à des Emerson Fittipaldi, Jacky Ickx, Niki Lauda, James Hunt ou autre Patrick Depailler… des petits noms de la F1 quoi. Une performance d’anthologie.



Keiko Ihara — Endurance depuis 2000…

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Keiko Ihara s’apprête à prendre le départ des 24h du Mans 2014, avec à l’arrivée, une jolie neuvième place.

L’histoire est peu commune… La Japonaise était, avant de prendre un volant, une race queen, un manequin défilant avant les départs de course. Mais elle est surtout l’une des très rares pilotes japonais en sport auto, hommes et femmes confondus, à exporter ses talents au-delà de ses frontières, après des résultats probants en Asie.

Au championnat du monde d’endurance, elle est devenue tout simplement la première femme à monter sur un podium, qui plus est à deux reprises, en 2014 dans la catégorie LMP2, à Fuji et Bahrein. Elle remporte la manche de Fuji au Asian Le Mans Séries la même année. Quelle saison pour la pilote japonaise.

Keiko Ihara compte également trois participations aux 24h du Mans pour une jolie neuvième place en 2014, pour deux abandons les années précédentes.


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