Entre ambitions écologiques et réalités du marché, 2024 a été une année contrastée pour les voitures électriques en Europe. Si la part de marché reste stable, les ventes, elles, reculent dans plusieurs pays clés.
Une croissance attendue, mais un recul à la clé. L’année 2024 s’annonçait comme un nouveau chapitre prometteur pour l’électrique sur le Vieux Continent.
Pourtant, les immatriculations de voitures électriques (BEV) ont déçu les attentes, enregistrant une baisse de 5,9% au sein de l’Union européenne. Avec 1,44 million de voitures électriques vendues en 2024 contre 1,53 million en 2023, le marché marque un coup d’arrêt, bien que la part de marché se maintienne à 13,6%.
Ce repli s’explique par plusieurs facteurs, notamment la suppression d’incitations dans certains pays comme l’Allemagne, où les immatriculations ont chuté de 27,4%. Ce marché, autrefois leader en Europe, illustre la dépendance de l’électrique aux soutiens publics.
Des disparités frappantes selon les pays
🚨 BREAKING 🚨
📊🚗 European car sales figures for December are fresh off the press!
New car registrations rose by 5% in December 2024.
🔋 Battery-electric car sales declined by 10%
🔌 Plug-in hybrid car registrations saw a 5% increase
⛽ Petrol car sales fell by 2%, with… pic.twitter.com/GLrelf5Nkz— ACEA (@ACEA_auto) January 21, 2025
Les performances des véhicules électriques varient fortement selon les régions. Certains pays affichent une croissance notable, comme la Belgique (+36,9 %), Chypre (+51,4 %) et la Tchéquie (+63,5 %).
À l’opposé, des baisses importantes sont enregistrées en Finlande (-26 %), en Roumanie (-32,2 %), ou encore en Estonie (-8,7 %).
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En France, le marché des voitures électriques reste relativement stable, avec 290.614 immatriculations (-2,6 %). Si l’Italie peine toujours à adopter l’électrique (-1 %), le Royaume-Uni brille avec une hausse de 21,4 %, consolidant sa place parmi les moteurs européens de la transition électrique.
Un marché toujours en quête d’élan

Malgré ces difficultés, les voitures électriques restent la troisième motorisation la plus prisée, derrière l’essence et les hybrides.
Toutefois, le ralentissement global met en lumière les obstacles structurels comme le manque de bornes de recharge, coûts encore élevés pour les consommateurs, et dépendance aux aides publiques.
L’année 2025 sera cruciale pour relancer la dynamique, notamment avec de nouvelles réglementations européennes et des initiatives visant à rendre l’électrique plus accessible.
En attendant, les constructeurs devront s’adapter à un contexte où l’engouement pour l’électrique n’est pas encore universel.
Les ventes de voitures électriques en 2024 dans chaque pays
Union européenne (UE)
- Autriche : 44 622 (-6,3%)
- Belgique : 127.703 (+36,9%)
- Bulgarie : 1 665 (-11,2%)
- Croatie : 1 793 (+9,5%)
- Chypre : 1 193 (+51,4%)
- Tchéquie : 10 920 (+63,5)
- Danemark : 89 199 (+42,2 %)
- Estonie : 1 320 (-8,7%)
- Finlande : 21 868 (-26%)
- France : 290 614 (-2,6%)
- Allemagne : 380 609 (-27,4%)
- Grèce : 8 707 (+36,5%)
- Hongrie : 8 565 (+47,7%)
- Irlande : 17 459 (-23,6%)
- Italie : 65 620 (-1%)
- Lettonie : 1 270 (-28,9%)
- Lituanie : 1 779 (-15,5%)
- Luxembourg : 12.778 (+15,8%)
- Malte : 2 886 (+90,5%)
- Hollande : 132 166 (+16 %)
- Pologne : 16 564 (-3%)
- Portugal : 41 757 (+14,7 %)
- Roumanie : 9 795 (-32,2%)
- Slovaquie : 2 227 (-5,1%)
- Slovénie : 3 148 (-27,3%)
- Espagne : 57 374 (+11,2)
- Suède : 94 333 (-15,9%)
AELE
- Islande : 2 661 (-69,7%)
- Norvège : 114 396 (+9,4 %)
- Suisse : 46'141 (-12,5%)
ROYAUME-UNI
- Royaume-Uni : 381 970 (+21,4%)
Source : ACEA

