La crise des semi-conducteurs ravage l’industrie automobile

La menace fantôme se précise, affectant depuis plusieurs semaines la production de véhicules. Le manque de ces petites pièces devient de plus en plus compliqué à gérer pour les constructeurs. À l’heure de la reprise économique, cette pénurie pourrait tout gâcher. 

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Ils sont presque partout, dans les voitures, les ordinateurs, les cartes bleues,… et sont presque exclusivement produits en Asie (Chine, Taïwan, Japon). La crise de la Covid-19 aura profondément impacté l’économie mondiale et mis en relief les problèmes de la délocalisation. Avec des pays producteurs qui ont des soucis de productions, tout le reste de la chaîne s’en trouve bouleversé. Ainsi, les voitures assemblées en France, en Allemagne, en Italie ou même aux États-Unis sont toutes au ralenti à cause de ça. 

Retour vers le futur pour les compteurs

Alors que Peugeot avait fièrement annoncé le tout numérique pour ses compteurs, la pénurie de semi-conducteurs qui est arrivée quelques semaines après a forcé la marque au lion à revenir à la bonne vieille aiguille. Les dernières 308 (avant la nouvelle version) auront donc un compteur analogique et non un affichage tout numérique. Le constructeur français a préféré ce retour à « l’ancienne » plutôt que d’interrompre les livraisons de la 308. Cela est compréhensible vu que Peugeot va préparer ses chaînes de montage pour produire la nouvelle version de la 308.

Le haut de gamme impacté

Certaines marques étaient moins impactées comme BMW ou Mercedes, grâce notamment à des bonnes relations avec leurs fournisseurs. Mais ce sursis touche à sa fin. La crise est si grave que même les modèles haut de gamme sont touchés.

Chez Mercedes, la pénurie fait très mal puisque l’usine “56” de Sindelfingen a mis à l’arrêt la production de la Classe S, pourtant un des modèles les plus rentables du constructeur. Mais pas que, puisque la Classe E et EQS sont aussi suspendues jusqu’à nouvel ordre. Contrairement à Peugeot, Mercedes a préféré stopper sa production plutôt que de remplacer certains éléments, sûrement pour garder le côté premium de la marque. Alors que la demande chinoise est forte pour la limousine du constructeur, c’est un coup dur et un arrêt prolongé qui pourrait être néfaste pour la rentabilité de la compagnie.

Une année 2021 très très compliquée

Selon le cabinet de conseil Accenture, l’industrie automobile consomme chaque année 15% de semi-conducteurs en plus. Un coup dur qui va couter selon AlixPartners 110 milliards de dollars rien que pour 2021 avec 3,9 millions de véhicules perdus en production… Une crise qui pourrait même affecter les futures sorties et durer jusqu’à mi-2022. 

Affaire à suivre.

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