Top/Flop : ces pilotes sortis de leur retraite pour signer un retour en F1

Pilotes F1 retraite retour
Icon Sport. Ces pilotes ont tenté de revenir, mais pour la plupart, ce fut un échec cuisant.

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C’est l’histoire d’illustres pilotes qui ont raccrochés, mais dont l’envie de revenir était encore plus forte. Découvrez notre Top/Flop de ces pilotes sortis de leur retraite pour signer leur retour en F1. Et certains s’en sont cassés les dents

Nombreux ont essayé, mais très peu l’ont réussi. Voici notre Top/Flop des pilotes sortis de leur retraite, pour tenter leur chance et signer un retour en F1 :

⬆ TOP

Niki Lauda, l’illustre retour de 1982 à 1985

Niki Lauda a pris sa retraite en 1979. Avant même la fin de la saison alors qu’il restait encore 2 Grands-Prix, l’Autrichien claque la porte après une expérience ratée chez Brabham-Alfa Romeo. Mais après deux années loin des circuits, l’envie commence à le démanger. «L’ordinateur», comme il était surnommé à l’époque, décide de préparer son retour méthodiquement, comme il a l’habitude de faire.




Il déclare alors à l’époque  : «Je suis convaincu que je pourrais être compétitif si je revenais, aussi compétitif que je l’étais avant de prendre ma retraite il y a deux ans.» Son retour en Formule 1 se concrétise avec McLaren en 82 aux côtés de John Watson. L’écurie britannique est la première à miser sur le carbone à l’époque, avec Ron Dennis à sa tête et le très réputé ingénieur John Barnard.

Mais attention, Niki Lauda n’entend faire son retour dans l’anonymat comme certains pouvaient le prédire : «Les gens disent que les retours ne fonctionnent jamais. Et bien, c’est une autre raison pour laquelle je veux revenir, pour leur prouver le contraire.»

Après seulement 3 courses, l’Autrichien s’impose à Long Beach, au Grand-Prix des États-Unis et termine la saison au 5e rang du championnat, après une nouvelle victoire en Grande-Bretagne, quelques mois plus tard. Un retour déjà réussi, vous pourriez dire. Attendez la suite.



Pilotes F1 retraite retour
Icon Sport. Niki Lauda, entouré de journalistes lors du Grand-Prix de Nurborgruig 1984.

Après une saison 83 en demie-teinte, Niki Lauda revient en force en 84. Face à Alain Prost, et lors d’une saison de légende, l’Autrichien retrouve les sommets et arrache son troisième titre mondial, pour un demi-point. Ce succès couronne sa science de la stratégie et son pilotage légendaire au terme d’un duel de haute voltige toute la saison. Il s’agit évidemment de la saison la plus serrée de l’histoire de la Formule 1.

Alain Prost, qui lui voue une admiration totale à l’époque, déclarera au Parisien après le décès de la légende autrichienne en 2019 : «Il m’a beaucoup appris lorsque nous étions coéquipiers en 84 et 85. Il était le maître et j’étais l’élève.» Niki Lauda prendra sa retraite définitive en 1985 où la dernière victoire de sa carrière, la 25e, sera sur le circuit de Zandvoort aux Pays-Bas.

Icon Sport. Niki Lauda et Alain Prost ont été coéquipier chez McLaren en 84 et 85.

Keke Rosberg, retard à l’allumage

Keijo Erik Rosberg, surnommé Keke Rosberg, n’aurait pas pu effectuer de retour en F1 tant il est arrivé sur le tard. À 30 ans tout pile, le pilote finlandais débarque dans la catégorie, en 1978, sans faire de remous particuliers.

Une première année chaotique, où le finlandais change quatre fois d’écurie, entre Theodore Racing et ATS. En 1979, Keke débarque à la mi-saison au sein de l’écurie Wolf, où il ne marque qu’un seul petit point pour six abandons. Ses saisons 80 et 81 n’augure toujours aucun prémices de futur champion du monde.




En 1982, Keke Rosberg est même relégué en tant que quatrième pilote chez Williams, son avenir semble se ternir sérieusement. Mais le destin, ou plutôt un concours de circonstances semble pourtant vouloir le faire courir. Leader présumé, Carlos Reutemann claque la porte après 2 Grands-Prix. Rosberg devient soudainement numéro 1 au sein de l’équipe britannique de Frank Williams.

Vous y voyez un signe ? Et bien le Finlandais va faire encore mieux. Avec une victoire au compteur (lors du GP de Suisse qui s’est couru à Dijon, oui oui ), Keke Rosberg termine la saison en première place, à 33 ans, après l’arrêt de la saison (et de la carrière) du pilote français Didier Pironi, leader du championnat et grand favori, victime d’un grave accident.

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Icon Sport. L’unique victoire de la saison de Keke Rosberg au Grand Prix de Suisse, Dijon Prenois devant Niki Lauda et Alain Prost.

Devant notamment Lauda, Prost, Watson et donc Pironi, Keke Rosberg devient le premier finlandais champion du monde de Formule 1, et seulement le second sacré avec une victoire au compteur. Il mérite bien une place dans notre top.

➡⬅ Entre les deux

Massa, le faux-départ à la retraite en 2016

Felipe Massa termine, ce qui doit être sa dernière saison chez Williams sans podium, une première pour lui depuis 2011 et sans le moindre tour en tête. Alors qu’il pensait faire sa dernière course à Abu Dhabi, le Brésilien se classe neuvième.

Mais après son titre de champion du monde, Nico Rosberg prend sa retraite à la surprise générale. Valtteri Bottas est choisi par Mercedes pour le remplacer et libère donc un baquet chez Williams. Felipe est alors choisi comme solution de repli et part pour une dernière pige, une dernière valse et une quinzième saison en Formule 1.




Avec deux 6e place comme meilleur résultat, Massa conclue sa dernière saison de manière presque anodine, à la onzième place, juste devant son jeune coéquipier Lance Stroll. Il terminera sur une septième place pour son Grand-Prix maison, après avoir abandonné l’année précédente.

⬇ FLOP

Schumacher revient en 2009 chez Mercedes

Le septuple champion du monde est de retour en Formule 1 à 41 ans, trois ans après avoir raccroché une première fois. Il retrouve Ross Brawn, patron de l’écurie Mercedes (ex Brawn GP), son ingénieur d’antan chez Benetton puis Ferrari. Michael Schumacher est aligné aux côtés d’un futur champion du monde Nico Rosberg.

La nouvelle est accueilli plutôt froidement côté Ferrari : le patron de l’écurie Luca de Montezemolo, s’était illustré en souhaitant bonne chance au pilote allemand et à «son jumeau qui s’est mis en tête de courir pour Mercedes». Schumi occupait à l’époque le poste de conseiller dans l’écurie italienne jusqu’à l’annonce de son retour en F1.

L’adaptation de l’Allemand est plutôt difficile, avec de gros changements sur les monoplaces de F1 entre 2006 et 2009, date de son retour (moteur, aileron, aérodynamique).

En trois ans, l’écurie allemande s’impose seulement à une reprise. Décevant. Pour Schumacher, un maigre podium au Grand-Prix d’Europe de Valence en 2012.



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Icon Sport. L’unique podium de l’Allemand en 3 saisons chez Mercedes, lors du GP d’Europe à Valence, 2012.

L’Allemand est battu à chaque fois par son coéquipier : 9e en 2010, 8e en 2011 et seulement 13e en 2012. Peu habituel chez lui lors de ses années Benetton et Ferrari, il est coupable d’erreurs qui lui valent chers, à l’image de son accrochage avec Jean-Éric Vergne en 2012 à Singapour. Mettez le son, la version originale en allemand vaut le coup :

Pour autant, son passage dans l’écurie allemande n’a pas été le fruit que d’échec selon Toto Wolf :

«Michael est l’un des pères fondateurs des succès que nous avons obtenus en F1 ces cinq dernières années. Il n’existe aucun autre pilote comme lui et sa riche expérience a énormément contribué au développement de notre équipe.»

«Il a joué un rôle crucial lorsque nous sommes revenus en F1 comme écurie constructeur en 2010 et il fait partie des personnes qui ont posé les bases de nos succès futurs. Nous lui sommes extrêmement reconnaissants pour tout ce qu’il a fait pour nous. Aujourd’hui, nous te tirons tous notre chapeau, Michael.»

Icon Sport. Michael Schumacher prend sa retraite à l’issue de la saison 2012, sans marquer les esprits.

En 2012, Lewis Hamilton débarque chez Mercedes et éjecte de ce fait Schumi de l’équipe. Il prend logiquement sa retraite… à 43 ans.

Jacques Villeneuve l’experience contrastée chez Renault-Sauber

Le champion du monde 97 canadien se retrouve sans baquet lors de la saison 2004, après une saison compliquée dans l’écurie Bar. En fin de saison, il remplacera Jarno Trulli, lors des trois derniers GP et s’engage dans le même temps, pour Sauber l’année suivante.




Face au jeune Felipe Massa, Jacques Villeneuve ne fait pas l’unanimité et se classe seulement 14e du championnat avec neuf petits points au compteur. En 2006, l’écurie racheté par BMW ne lui accorde guère de confiance, mais le confirme malgré tout pour la saison. Auteur d’un bon début de saison face à son coéquipier Nick Heidfeld, le Canadien commence à régresser quelque peu au fil des courses.

De l’autre côté, les performances d’un jeune pilote d’essai commencent à se faire entendre. Un certain Robert Kubica. Victime d’un accident en Allemagne (vidéo ci-dessous), Jacques Villeneuve renonce à participer au GP suivant, en Hongrie. L’intérim de Robert Kubica devient très rapidement un remplacement. Et BMW s’empresse d’annoncer sa titularisation quelques jours après la course près de Budapest.

L’écurie décide de mettre fin prématurément à son contrat et Jacques Villeneuve, raccroche définitivement avec la F1.

Faux-retour pour Mika Häkkinen

Double champion du monde 98 et 99, le Finlandais a confié auprès d’Unibet Finlande, une anecdote sur son presque retour en F1.

Mika Häkkinen décide de prendre une année sabbatique en 2001, une pause qui se conclue en retraite finalement. Comme pour beaucoup, l’adrénaline et la compétition que procure la Formule 1 commencent à le ronger.




«J’étais complètement prêt à retourner en F1. Et en tant que double champion du monde, je savais très bien comment être en bonne condition physique, j’allais être meilleur que jamais.» Mis à l’essai fin 2006 par McLaren, le Finlandais voit enfin une opportunité s’offrir à lui, après des années d’attente.

Fernando Alonso ayant déjà signé, il reste un dernier volant au sein de l’écurie. Et cette dernière place va se jouer avec Lewis Hamilton, tout juste couronné en F2.

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Icon Sport. Mika Häkkinen lors des essais de 2006 avec McLaren-Mercedes.

«Je n’oublierai jamais cette séance d’essais. Je connaissais le circuit comme ma poche, je connaissais aussi beaucoup de mécaniciens.»

«La veille, je suis allé voir les essais de Lewis, j’ai vu comme les choses avaient changé. À la fin de la première journée, l’un de ses systèmes informatiques est tombé en panne. Il contrôlait la boîte de vitesses, le moteur et le carburateur : quand on rétrogradait, l’ordinateur disait au moteur d’empêcher les roues arrière de se bloquer en passant le rapport inférieur.»




«Après la casse du système, j’ai dû en utiliser un ancien. Il ne fonctionnait pas avec le nouveau moteur. Le package n’était pas synchronisé. À chaque fois que je freinais, les roues se bloquaient. C’était impossible. Je n’ai pas pu obtenir la performance parfaite.»

«J’ai testé, j’ai piloté toute la journée, j’ai enchaîné les tours après toutes ces années, tout s’est bien passé. Nous avons tout analysé. J’étais conscient du problème. Nous n’y pouvions rien. Nous ne pouvions pas le réparer parce que nous n’avions pas de pièce neuve.»

Relégué alors à 3 secondes des meilleurs, et à plus de 2“00s d’un Lewis Hamilton décidé à gagner sa place, sur la même voiture, l’issue était perdue d’avance. Ce jour-là, le Finlandais abandonne tout rêve de revenir dans la catégorie reine.

Pas facile pour les pilotes de F1 de signer un retour au premier plan après être sorti de la retraite. Beaucoup l’ont tenté, très peu l’ont réussi.


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