F1 : Ce qu’il faut retenir de ces premiers essais hivernaux de Barcelone

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Les écuries de Formule 1 ont entamé depuis trois jours leur pré-rentrée, aux essais hivernaux de Barcelone. Un premier bilan s’impose, voici les points importants à retenir de ces premiers tests.

Que c’est bon de les revoir tourner sur le circuit de Montmelo à Barcelone. Les premiers essais hivernaux de F1 ont duré, comme à l’accoutume, trois jours. De quoi tirer un premier bilan, certes fragile mais qui donne quelques indices sur la saison à venir.

1. Mercedes en forme

Contrairement à l’année passée, Mercedes a démarré sur les chapeaux de roues. Auteur des deux meilleurs tours en course sur ces trois premiers jours de tests, Valtteri Bottas (1“15“732) et Lewis Hamilton (1“16“516) ont également réalisé le plus de tours en piste (494), plus que tout autre équipe. Des performances à remettre en perspective, il ne s’agit que de la pré-saison, mais de augure pour une nouvelle année de domination.

Au-delà de leurs performances, les Mercedes ont innové, et il faut dire que cette petite prouesse a fait beaucoup parler. Comme évoqué quelques jours plus tôt, les flèches d’argent ont totalement revu leur direction, le fameux DAS, avec un effet avant/arrière sur le volant, qui leur permettrait de gagner en aéro sur ligne droite.

Reste à savoir si cette nouveauté sera acceptée par la FIA, alors que le directeur technique allemand de Mercedes, James Allison, n’a semble toute pas été inquiet quant à l’issue finale de cette décision, à moins d’un mois du début de ces championnats du monde.

2. Ferrari, pas au top

À contrario, la Scuderia Ferrari a de quoi inquiéter. Des chronos décevants pour ces deux pilotes, seulement 14 et 16e, et une pointe de vitesse qui n’a pas de quoi faire frémir le reste du paddock. Après la présentation en grande pompe de la SF1000 à Reggio Emilia, les performances de l’écurie italienne étaient très attendues en piste. Sauf que, trois plus tard, on se demande si Ferrari n’aurait pas régressé. Les tifosis commencent déjà à s’inquiéter, surtout au vu des déclarations du patron de l’écurie, Mattia Binotto lors du point presse de ces essais hivernaux :

“Je ne suis pas aussi optimiste que l’an dernier, surtout que la concurrence est plus rapide. À quel niveau ? C’est difficile à dire mais nous allons essayer d’analyser lors des prochains jours pour essayer d’y voir plus clair. (…) Nous sommes inquiets, surtout lorsque vous n’êtes pas aussi à l’aise que prévu. La saison s’annonce longue.“

3. Red Bull est en forme

Et si le vrai challenger de Mercedes cette année n’était autre que Red Bull. La firme autrichienne a terminé la saison 2019 sur un petit nuage, et elle compte bien poursuivre la petite série cette année. Plus rapide que Ferrari, l’écurie des pilotes Max Verstappen et Alexander Albon est devenue un sérieux candidat à la victoire finale, du moins sur un week-end de Grand-Prix. Reste à savoir si les performances de la monoplace peuvent emmener l’Hollandais sur le toit du monde, on a encore un petit doute.

La deuxième saison sous l’ère Honda (le motoriste) pour Red Bull, s’annonce passionnante. La RB16 subit ces “tests les plus satisfaisants depuis bien longtemps“ selon les dires de l’ingénieur français de l’équipe, Guillaume Rocquelin. “Nous n’avons pas rencontrer de problèmes et la voiture a très bien roulé.“

Et la confiance est de mise, pour le team Red Bull, avant le grand lancement de la saison 2020 à Melbourne (15 mars).

4. Racing Point étonne

Si les critiques sur la ressemblance entre la W10 Mercedes de l’an passé et la RP20 Racing Point actuelle, il ne faut pas omettre les performances en piste de l’écurie. Lance Stroll (4e) et Sergio Perez (5e) ont de quoi se réjouir. Sur le tracé de Barcelone, les deux pilotes ont pu enchainé les tours et signer deux performances de très bonne augure pour la suite.

Racing Point F1.

L’écurie du papa milliardaire Stroll, Lawrence, n’est pas passé inaperçue en ce début de saison. Certains s’amusent même à l’appeler la “Mercedes Rose“, où seul l’aileron se différencie de son homologue. Et si des améliorations sont encore à prévoir sur la monoplace, elles devraient avoir lieu du premier GP de Melbourne.

5. Haas ne s’en sort pas

La firme américaine va-t-elle rectifier le tir ? La question est clairement posée après une saison 2019 plus que compliquée, conclut au neuvième rang au championnat constructeur. Si la confiance est toujours de mise pour la paire Magnussen-Grosjean, on peut imaginer que la patience de Guenther Steiner et les siens atteindra ses limites en fin d’année. L’entente entre les deux pilotes n’est pas optimale, et même lorsque qu’ils ne s’affrontent pas, les bourdes s’accumulent.

Lors de ces essais, le Danois et le Français ont tout deux été victimes de sorties de pistes, aux dégâts minimes certes, mais dont le team se serait bien passé. Les deux seuls accidents à déplorer en trois jours… Niveau performance, les deux pilotes Haas terminent loin très loin du top 10, en 16 et 20e position.

À noter tout de même, la vitesse de pointe de la monoplace qui claque une pointe à plus de 330km/h en ligne droit et avec le DRS. Mieux que n’importe quelle autre écurie.

6. Williams en progrès

La stat parle pour elle-même. Les essais 2020 ont permis de constater une chose chez Williams, la qualité du chrono, enfin. Plus d’une seconde d’amélioration par rapport à 2019, c’est encourageant. L’écurie britannique inquiétait au sein du paddock, jusque dans les plus hautes sphères, à commencer par Ross Brawn. Mais Williams a tenu à remettre les pendules à l’heure, avant de voir le règlement complètement évolué en 2021 (budget plafonné, synchronisation aéro des monoplaces…).

Et pour repartir à zéro, quoi de mieux qu’une jeune paire de pilotes, avec seulement une année en Formule 1 pour l’un, aucune pour l’autre. Russell et Latifi ont sur le papier un potentiel très interessant, et si leur monoplace peut enfin leur offrir de la compétitivité, la saison s’annonce prometteuse.

7. Des monoplaces de plus en plus rapides

Alors que l’entrée en vigueur de 2021 risque de faire quelque peu retomber la pression, l’année 2020 risque d’être celle de tous les records. Des voitures de plus en plus rapides, mais qui laissent certains pilotes quelque peu dubitatifs. À commencer par Max Verstappen au micro de la F1 : “On va battre des records cette saison, mais le spectacle ne sera peut-être pas à la hauteur car c’est juste terrible de suivre une autre voiture. On perd tellement d’appui, ce phénomène s’aggrave d’année en année. (…) Je sais qu’on devrait être débarrassé du problème l’an prochain, et ce ne sera pas trop tôt. Je crains toutefois les difficultés“ explique-t-il.

D’autres comme Esteban Ocon, absent l’an passé, et qui retrouve un baquet, avoue avoir été surpris par la rapidité des monoplaces : “On va battre tous les records de tour cette année. Je ne suis jamais allé aussi vite dans certains virages. Ça fait du bien, je suis vraiment excité.“

Rien qu’à voir les chronos de 2019 et de 2020, le constat est implacable. Les voitures sont assurément plus rapides, mais à quel prix ?

Prochains tests à Barcelone, la semaine prochaine, du mercredi 26 au vendredi 28 mars.


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