Essai Cupra Leon e‑Hybrid 245 (2021) : que vaut la sportive au bonus écologique ?

Après le lancement du Formentor, le premier modèle “fait maison” de Cupra, la jeune marque espagnole poursuit son développement en introduisant la Leon e‑Hybrid. L’occasion pour la compacte de recevoir une motorisation hybride rechargeable forte de 245 ch lui permettant notamment d’abaisser son prix d’achat grâce au bonus écologique. Alors, cette Cupra Leon e‑Hybrid est-elle une vraie sportive ? 

Découvrez notre newsletter !

Partagez cette info :

Total
1
Partages

Pour acheter une sportive de nos jours, il faut mettre la main au portefeuille. Non pas forcément en raison du prix de l’auto, mais plutôt pour s’acquitter du malus écologique, imposé par les normes européennes, et toujours plus dissuasif…

Résultat, les constructeurs tentent d’échapper à ces normes antipollution en optant pour l’hybridation. C’est ce qu’a choisi Cupra, avec sa Leon e‑Hybrid. La marque n’a toutefois pas totalement abandonné le thermique puisque la compacte est aussi disponible avec le bloc 4‑cylindres 2.0l TSI de 300 ch, et 310 ch en version ST quatre roues motrices.

Sportive à tous les niveaux ?

Inutile de tergiverser pendant des heures. Oui, cette Cupra Leon a vraiment de la gueule. Globalement, son style est à la fois plus travaillé et plus sportif que sa cousine, l’Audi S3. La compacte espagnole opte pour un design bien musclé, à l’image de la face avant. Le capot nervuré et légèrement bombé plonge sur les optiques en triangle, la marque de fabrique de Cupra.

Devenu comme un effet de mode, la calandre reçoit le style en nid d’abeille, agrémentée du logo du constructeur recouvert de bronze. Afin de confirmer son positionnement de vraie sportive, la Cupra Leon e‑Hybrid peut compter sur ses jantes 19” LAGUNA SECA COPPER.

Derrière, la sportive hybride rechargeable joue un peu plus la carte de la sobriété. Malgré un diffuseur travaillé, doté de petites touches de bronze, la Leon reprend les éléments de la version standard de Seat, en optant tout de même pour des hanches bien marquées. Toutefois, on regrettera les quatre sorties d’échappement factices, un peu trop mises en avant à notre goût. Bien heureusement, la teinte Gris Graphène donne un air d’engin militaire à la compacte, parée à en découdre.

À bord, on n’est pas perdu ! On retrouve la dose de sportivité rencontrée à l’extérieur. Équipée d’un nouveau volant (en option à 700 euros) recevant les boutons Start/Stop et celui du mode Cupra, la Leon soigne particulièrement son habitacle.

Comme sur les derniers modèles du groupe Volkswagen, l’ambiance techno est assurée via deux écrans. Un de 10”pour l’infodivertissement permettant de gérer la climatisation automatique trois zones, les aides à la conduite, les modes de conduite ou encore l’ambiance lumineuse. Tandis que l’instrumentation numérique est transmise sur un écran de 12”. En revanche, le volume de coffre passe de 380 à 270 litres en raison des batteries.

Une puissance suffisante pour être une vraie compacte sportive ?

Il est clair que la Cupra Leon e‑Hybrid affiche un atout de taille : sa motorisation. Dans sa ligne de mire, la marque attaque les Mégane R.S. et autres Civic Type R, atomisées par les malus écologiques. En associant un bloc 4‑cylindres 1.4l TSI de 150 ch à un moteur électrique de 116 ch, la Leon dispose d’une offre vraiment intéressante.

Sur le papier, l’ensemble développe 245 ch et 400 Nm de couple, de quoi offrir des performances remarquables. La Cupra Leon e‑Hybrid expédie le 0 à 100 km/h en 6,7 secondes et affiche une vitesse max de 250 km/h. Pas mal pour une compacte de 1.671 kg !

Grâce au pack de batteries de 12,8 kWh (rechargeable en 5h45 sur prise domestique et 2 heures sur borne 3,7 kW), la compacte sportive autorise environ 52 km d’autonomie en tout électrique, selon le cycle WLTP. C’est surtout de cette façon que la compacte parvient à faire baisser la facture puisque la Cupra Leon e‑Hybrid bénéficie d’un bonus à l’achat de 1.000 euros. Oui vous avez-bien lu, un bonus pour une sportive !

Le premier étonnement intervient lorsque l’on démarre la compacte sportive. Tout en silence, la Leon évolue en full électrique, et ça jusqu’à environ 45 kilomètres. C’est peu, certes, mais en fouillant dans le menu de l’infodivertissement, vous pourrez récupérer de l’énergie à la décélération grâce à plusieurs modes : faible, fort et adaptatif. Ce dernier gère le frein moteur en fonction du trafic et des limitations de vitesse. À l’approche d’un village par exemple, l’auto se calera progressivement à la limite autorisée, sans être brusque.

En mode confort, la Cupra Leon e‑Hybrid se comporte comme une Leon standard. La direction s’avère être assez souple, tout en accordant des relances franches grâce à la poussée de l’électrique. Mais il suffit d’une pression sur le bouton Cupra, situé sur le volant, pour passer du monde efficient, à celui de la sportivité !

Sur la route

Immédiatement, la direction se rigidifie, tout comme la pédale de droite. Un changement un peu trop radical, surtout au niveau du son. Voici clairement la fausse note de la marque. La Cupra Leon e‑Hybrid laisse échapper un son rauque, comme une sorte de V8, issu des hauts-parleurs. Celui-ci se fait particulièrement entendre lors d’une reprise à bas régime. Fort heureusement, il est possible de le paramétrer via le mode de conduite Individual (personnalisé).

Ne nous arrêtons pas là. Une fois configurée selon vos envies, la sportive hybride entreprend de belles choses. Disposés uniquement sur les roues avant, les 245 ch passent correctement au sol. Cupra a même floqué un bouton pour désactiver l’ESP, histoire de rendre l’auto encore plus joueuse.

Essai Cupra Ateca Limited Edition : l’Ibère la voix !

Avec une direction ultra précise et un train avant bien guidé, le comportement dynamique de la Leon est bien présent. L’auto vire à plat à chaque épingle. Tandis que la poussée de l’électrique, disponible à bas régime, propulse la compacte au prochain virage. Côté freinage, cette version e‑Hybrid peine légèrement à contenir ses 1.671 kg…

Plutôt tonique à bas régime grâce aux 400 Nm cumulés et au boost de l’électrique, le bloc essence a tendance à rapidement s’étouffer haut dans les tours. Inutile de vouloir jouer avec les palettes de la boîte DSG à 6 rapports. Celle-ci, pourtant efficace sur des versions 100% thermiques, montre des faiblesses, notamment en raison de l’hybridation.

En conduite sportive, la Cupra Leon e‑Hybrid affiche une consommation moyenne de 9,5l/100 km. En mode hybride, l’instrumentation revendique environ 4l/100 km. Sur notre trajet mêlant ville, routes de campagne et voies rapides, nous avons pu faire 450 km avec le plein.

Son prix

Face à une concurrence de moins en moins présente sur le marché, la Cupra Leon e‑Hybrid se classe parmi les meilleures élèves. Grâce à son bonus de 1.000 euros, la compacte espagnole est affichée à partir de 39.600 € (bonus non déduit).

Ce qui s’avère être un vrai avantage comparé aux Civic Type R et Mégane R.S. qui demandent des malus supérieurs à 10.000 euros…

Notre verdict

La Cupra Leon e‑Hybrid est sans doute l’offre la plus équilibrée du moment. Son style musclé, sa motorisation hybride et ses performances proches d’une Mégane R.S. la classent parmi les meilleures compactes sportives du marché. En revanche, le bloc essence, essoufflé dans les tours, limite parfois l’agrément de conduite. Mais grâce à son électrification, le modèle offre différentes philosophies en permettant d’évoluer paisiblement la semaine, avec le mode électrique ou hybride, et de s’amuser le week-end. N’oublions pas que cette Leon bénéficie d’un bonus à l’achat, voilà le vrai argument.


Partagez cette info :

Total
1
Partages
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ça pourrait vous intéresser
Suivez-nous sur Instagram