Essai BMW X5 45e (2021) : puissant et efficient

Avec les différentes taxes, avoir un véhicule lourd et puissant n’est pas évident. Pour s’en sortir, l’hybride semble être la meilleure alternative. Mais l’électrification ne veut pas dire rogner sur son plaisir. Dans ce domaine, le X5 45e fait plutôt bien les choses. 

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C’est une institution dans le monde des SUV premium. Le X5 orne les pages des catalogues BMW depuis 1999. Forcément, cette quatrième génération garde la recette employée par la première mouture.

Sa stature impose un certain respect avec une large double calandre cernée par deux optiques froncées. Le capot nervuré s’accorde parfaitement avec la musculature du profil. La poupe n’affiche plus de décroché prononcé au niveau des feux à LED, comme c’était le cas sur les précédents modèles.

Sur notre version d’essai, le BMW X5 45e arbore le pack M reconnaissable grâce aux larges entrées d’air du bouclier avant ou bien encore au diffuseur spécifique. Les touches de chrome sont également absentes pour laisser place au Shadow Line sur la calandre et l’entourage des vitres.

Silence, ça roule

Une fois à bord, l’impression d’être le roi de la route prédomine. En même temps avec 4,92 m de long et 2 m de large difficile de trouver plus imposant. En ville du moins. Car c’est dans un environnement urbain que débute cet essai… Et en silence.

Grâce à un moteur électrique de 113 ch et une batterie de 24 kWh, le SUV bavarois peut parcourir jusqu’à 80 km sans rejets de CO2. Soit plus du double de ce que proposait l’ancienne génération avec seulement 31 km. Avec 49g de CO2 annoncés, cette technologie reste considérable notamment en raison des politiques de plus en plus restrictives prises dans les grands centres urbains.

Le répondant est immédiat et, malgré les jantes 22 pouces, le confort est largement préservé grâce à des suspensions suffisamment souples. Les sièges Advanced Comfort, à réglages électriques, ventilés et chauffants (Pack Première Classe 7 500€), participent eux aussi au bien-être des occupants, même sur une chaussée dégradée.

Énergie presque communicative

Une fois sur les grands axes, le pied davantage enfoncé sur l’accélérateur, le 6 cylindres en ligne de 3.0l se réveille. La transition entre les deux modes s’effectue avec discrétion. Sur les 394 ch cumulés, le « moulin » en déteint 286 ! Avec 450 Nm de couple, il offre une belle polyvalence et surtout une flexibilité agréable. L’ensemble est épaulé par la boite automatique Sport à 8 rapports, assez réactive. En cas de forte accélération, il est toujours possible de jouer avec les palettes du volant en cuir chauffant.

Malgré la puissance abondante et l’apparence agressive de l’engin, il ne faut pas s’attendre à un comportement digne d’une sportive. L’accélération en ligne droite peut facilement impressionner (0 à 100 km/h en 5,6s), mais les virages rappellent les 2,4 tonnes du SUV. Ce poids en fait la version la plus lourde de la gamme, devant le X5 M et ses 2,3 tonnes. Les suspensions n’améliorent pas les choses en conduite dynamique et sont victimes d’une prise de roulis assez prononcée. Au freinage, cette lourdeur est également perceptible, même avec les freins M Sport spécifiques à notre finition.

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Pour s’amuser un peu, il suffit d’enclencher le mode « sport » afin de goûter à un amortissement optimisé qui ne ruine pas le confort. Les quatre roues directrices (option) ajoutent de l’agilité à un châssis commandé par une direction assez précise.

Il ne vole pas son statut

Le BMW X5 45e n’a toujours pas à rougir face aux Volvo XC90 T8 et autres Porsche Cayenne E‑Hybrid. À l’intérieur, les fondamentaux sont là avec une planche de bord légèrement orientée vers le conducteur, une finition au cordeau dotée des dernières technologies. Sans être trop intrusives, les assistances à la conduite se montrent efficaces. Le Drive Assist Pro qui équipe ce modèle comprend l’assistant de maintien dans la voie et le régulateur de vitesse adaptatif.

Pour assister le large combiné digital de 12,3 pouces, un affichage tête haute (dans la liste d’options de notre modèle) projette les informations essentielles directement sur le pare-brise. Compris dans le Pack Innovation (6 100 €), cet élément est couplé avec les phares BMW Laser (d’une portée de 500 m) ou encore le Park Assist Plus (aide au parking avant/arrière, caméra de recul et manœuvres automatiques).

La navigation de l’écran tactile nécessite un peu d’exercice au début pour se souvenir des différents menus et paramètres. En plus de la molette de navigation placée sur la console centrale, il est possible d’employer la commande gestuelle, un peu plus gadget.

Enfin l’espace à bord est particulièrement généreux avec un espace aux jambes conséquent pour les passagers arrière, chouchoutés avec les réglages de climatisation et une banquette confortable. Le coffre affiche un volume de 500 litres au lieu de 650 pour les versions thermiques. Les batteries ont pris place sous le plancher. Comme sur les anciennes générations, le hayon s’ouvre en deux parties avec une pièce classique et un morceau qui bascule vers le bas.

Avec les quelques options citées plus haut, cet exemplaire affiché à 90.100 € grimpe à 119.000 €. Un tarif élevé justifié par le prix de la technologie, du confort et de la puissance. Mais pour éviter de payer le prix fort, vous pouvez opter pour un modèle d’occasion.

Notre verdict

Confortable, technologique et habitable, le BMW X5 45e réalise quasiment un sans-faute sur tous les tableaux. Son tandem électrique/thermique fonctionne en parfaite harmonie avec une boîte automatique douce et réactive. Le confort royal, même équipé de jantes 22 pouces, est surtout permis grâce à des suspensions souples et à des sièges optionnels Advanced Comfort. Seul bémol : le gabarit imposant, qui complique la manœuvre en ville — et le poids, dont le ressenti est important lorsqu’un virage est abordé de manière dynamique hors mode sport.

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