Essai Audi A1 Citycarver : toujours une bonne affaire ?

Elle ne s’appelle pas Allroad mais bien Citycarver. Cette version surélevée de l’A1 se considère comme un SUV mais n’est en réalité qu’une simple citadine. Ici, pas de transmission intégrale mais bien une traction avant. 
L'Audi A1 Citycarver sortie en 2019, est-elle toujours une bonne affaire en 2022 ?

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Avec une caisse surélevée de presque 4 cm, cette déclinaison de l’A1 parue en juillet 2019 offre une nouvelle stature à la citadine. Ces quelques centimètres supplémentaires offrent un meilleur accès ainsi qu’une meilleure visibilité une fois assis à bord.

Lancée pour séduire le marché Européen à la recherche de SUV, cette Citycarver répond parfaitement à la demande des férus de véhicules sportifs urbains.

Du style avant tout !

Ce nouvel extérieur offre un style robuste et tout-terrain. En revanche, il ne faut pas voir l’A1 Citycarver comme une A4 ou une A6 Allroad. Il ne s’agit ici que d’une déclinaison surélevée au véhicule déjà existant. Ses 4 petits centimètres de différence permettent tout de même d’affronter quelques trottoirs en ville, son terrain de chasse. En parlant de style, la signature lumineuse LED confère un look dynamique à la petite baroudeuse des villes.

Pour renforcer son côté aventurière urbaine, on retrouve des protections contrastées autour des passages de roues ainsi que des boucliers avant et arrière redessinés. La grande calandre octogonale Single Frame avec l’insert en nid d’abeilles rappelle les modèles Audi Q.

Par ailleurs, deux fentes caractéristiques au-dessus de la calandre la différencient de l’A1 Sportback qui, quant à elle, en compte trois. Équipée de jantes de 17 pouces en Y, la Citycarver bénéficie d’une hauteur de flanc de pneus plus importante qu’une version classique, offrant une certaine souplesse lors du franchissement d’un obstacle. Ainsi, elle filtre mieux les chocs que les 18 pouces.

Ce Bleu Firmament qui ne se révèle qu’en plein jour à la lumière du soleil, apporte un parfait contraste avec les quelques rappels en inox sur les boucliers avant et arrière. De plus, le modèle garde les mêmes dimensions à un centimètre près de la version Sportback. Un atout majeur en ville, là où la place est comptée.

Comme à la maison

À l’intérieur, la planche de bord orientée vers le conducteur confère un aspect « cockpit » derrière laquelle on se sent parfaitement à l’aise. En revanche, on côtoie à la fois le bon et surtout le moins bon. Le plus clivant reste le choix des matériaux, notamment au niveau des portières. Pour notre modèle d’essai en version « Design Luxe », on retrouve beaucoup de plastique, une très grosse déception pour un modèle perçu comme premium.

Malgré cela, l’intérieur ne change pas particulièrement. La présentation reste réussie et surtout soignée avec cet écran d’infodivertissement parfaitement intégré de 10,1 pouces. Combiné à un Virtual Cockpit personnalisable à souhait comprenant un système de commande vocale, on retrouve ici une auto très technologique. Le coffre est malheureusement assez petit (335 litres), ce qui pèche vraiment pour une citadine.

116 chevaux et pas moins !

Côté moteur, notre véhicule d’essai est animé par un 1.0 TFSI de 116 ch. Ce qui marque principalement au démarrage et au ralenti, ce sont ses vibrations, l’une des caractéristiques principales des blocs de 3‑cylindres. On les ressent particulièrement lorsque le système Start & Stop redémarre de manière brusque.

Équipée d’une boite S Tronic à sept rapports, l’agrément de conduite se révèle parfait avec sa douceur et sa réactivité. En outre, les démarrages sont parfois peu progressifs et procurent un léger à‑coup. Mis à part ces petits désagréments, ce 3‑cylindres répond parfaitement à la demande et lui va à ravir. On aurait tout de même apprécié un peu plus de couple, mais il faudra dans ce cas faire le choix du 1.5l TFSI de 150 ch.

Pas de nouvelle génération pour l’Audi A1

Coté consommation, ce petit 1.0l n’est pas très économe en ville. Il tourne généralement autour de 7,5l/100 km, un chiffre qui peut vite grimper dans les bouchons. Toutefois, il est possible de retrouver une moyenne de 6l/100 km plus raisonnable sur voie rapide, à vitesse stabilisée.

Tarifs

La Citycarver n’a pas de concurrente directe, mais fait payer son prix à travers une lourde facture. Avec un tarif d’entrée à 26 180€, notre modèle bien optionné avec une caméra de recul, un volant à méplat ou encore avec un magnifique Bleu Firmament, présente une note à 35 495€. L’Audi A1 Citycarver fait donc payer cher son look, d’autant plus qu’elle n’apporte pas d’équipements additionnels. C’est un billet de 1 500€ supplémentaire par rapport à une Sportback, à motorisation et finition égales.

Vous pouvez également opter pour un modèle d’occasion, peu kilométré, permettant ainsi de faire baisser considérablement la note.

Une auto que l’on paye cher pour des finitions correctes mais avec des matériaux décevants. C’est probablement la dernière A1 que nous connaitrons. Audi a annoncé, il y a de ça quelques temps, qu’elle ne reconduirait pas certains modèles de son catalogue.

ON VALIDE :

  • L’assise haute
  • Sa finition extérieure
  • La technologie embarquée
  • Son confort

ON VALIDE MOINS :

  • Les vibrations du moteur
  • Ses plastiques cheap
  • Son tarif élevé

 

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