Essai Audi A3 Sportback (2020) : de Paris à Marseille au volant de la nouvelle compacte

Avec une arrivée tardive sur le marché en raison de la crise sanitaire mondiale, l’Audi A3 tente de rattraper son retard. Il y a quelques jours, la marque nous invitait au lancement officiel de sa nouvelle compacte. L’objectif ? Rallier Paris à Marseille sans mettre une goute de carburant dans le réservoir. 

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C’était elle, la première compacte premium du marché ! En 1996, Audi présente son A3. Immédiatement, le modèle s’offre un succès commercial planétaire. Chez les concurrents, il faudra attendre près de 10 ans pour que BMW lance sa Série 1.

Tandis que Mercedes tardera à trouver la bonne recette, d’abord avec la Classe A de première génération, plus orientée vers un monospace. Puis en 2014 avec la seconde génération, largement réussie. Aujourd’hui, la compacte premium de la firme à l’étoile est numéro 1 des ventes en Europe.

Mais 24 ans plus tard et plus de 5 millions d’A3 produites, Audi ne compte pas laisser ses concurrents rafler la mise dans ce segment. Avec cette quatrième génération, la firme d’Ingolstadt mise sur un design remanié, des nouvelles technologies embarquées et surtout, une consommation en baisse.

C’est un lundi matin à 8 heures que nous avons rendez-vous au siège d’Audi France, au coeur de Paris. Après avoir été briefé, on choisit notre monture. C’est là que l’on découvre celle qui nous accompagnera pendant deux jours : une Audi A3 Sportback 35 TDI S Line.

Il est 9 heures. Nous voilà donc partis direction Marseille. L’objectif est de rejoindre la Cité Phocéenne sans remettre une goute de carburant dans le réservoir. Et au préalable, Audi a pris le soin de sceller nos trappes à essence !

Après plus d’une heure de route, nous parvenons à nous extirper du trafic parisien sans problème. Il faut dire que le gabarit (+ 3 cm en longueur, largeur et hauteur que l’ancienne A3) de la nouvelle A3 lui permet d’évoluer facilement dans un environnement citadin. Et là, première surprise ! L’autonomie affichait 860 km au moment de partir. Même en ayant rencontré quelques bouchons, l’instrumentation nous indique désormais 950 km.

C’est aux alentours de 11 heures que nous décidons de faire une première pause. La monotonie de l’autoroute nous donne envie de découvrir notre monture en détail. Habillée d’une livrée Gris Daytona, notre A3 dispose de la finition S Line. Si au premier coup d’oeil cette nouvelle génération semble évoluer timidement à l’extérieur, en s’y penchant de plus près, on remarque un dessin globalement plus sportif que la version précédente.

À l’avant, le bouclier plus marqué s’imprègne de la nouvelle signature lumineuse de la gamme Audi. Peu importe l’angle choisi, la compacte allemande change de caractère. Derrière, les nouveaux feux s’harmonisent dignement bien avec le style dynamique de l’A3. La lunette de toit complètement cassée plonge un peu plus le modèle dans la sportivité.

Un traitement de faveur à bord

Si le design extérieur de la nouvelle Audi A3 évolue subtilement, à bord, les nouveautés sont bien présentes. Ce qui frappe en premier, c’est ce cockpit inédit. La disposition des éléments par étages, avec notamment les aérateurs d’air placés au-dessus, offre un aspect ultra-moderne. Rassurez-vous, l’ensemble est facile de prise en main !

Audi place logiquement un écran de 10,25″ en série (12,3″ en option) pour le Virtual Cockpit et un écran de 10″ au centre de la console centrale. L’espace à bord est agréable et les sièges conforts qui équipent notre version d’essai se révèlent être parfaits pour notre trajet de 800 km.

Une vraie compacte routière

Après la pause déjeuner, nous remontons à bord de notre A3 Sportback. À 500 km de notre point d’arrivée à Marseille, l’autonomie de la compacte affiche 750 km. Et comme l’objectif est de consommer le moins, notre conduite légère (en mode Efficiency) mais réaliste nous pointe à 4,7 litres !

C’est aussi ça, l’autre pari d’Audi avec sa nouvelle A3. Les ingénieurs de la firme d’Ingolstadt ont mis à jour le bloc 4‑cylindres 2.0l diesel de 150 ch et 360 Nm de couple. Et grâce à un meilleur étagement de la boîte S Tronic à 7 rapports, le moteur ne consomme que très peu. D’ailleurs, lorsque l’on relâche l’accélérateur, le compte-tours tombe à 0 et optimise le « roue-libre ».

Auto-Live / Une consommation largement en baisse avec le bloc 2.0l TDI de 150 ch.

4,6 litres, 4,5 litres… Et même 4,4 litres. À quelques dizaines de kilomètres de Marseille, la consommation moyenne tombe un peu plus. Autant vous dire que l’idée d’appuyer sur la pédale de droite nous a titillé plus d’une fois ! Pour ça, il faudra attendre le lendemain …

À l’arrivée, on se contentera d’un 4,5 litres avec une moyenne à 98 km/h. Bluffant ! Pas de maux de dos ni de tête après 800 km « tranquille » au volant de la nouvelle A3. L’insonorisation fait son correctement son travail.

Presque sportive ?

Après une bonne nuit de sommeil et un bon petit-déjeuner, nous prenons la route direction Cassis à travers les lacets sinueux de l’arrière-pays marseillais. Le challenge de consommation d’Audi n’est plus en vigueur. Désormais, place au test du comportement de la nouvelle A3 !

Une fois le mode «sport» activé, la compacte aux quatre anneaux se révèle aussi à l’aise dans un exercice plus dynamique. Bien que les performances de notre version diesel de 150 ch restent loin de celles de la dernière S3 et de ses 310 ch, l’Audi A3 Sportback ne se contente pas d’être intimidée.

Auto-Live / Un design largement inspiré des versions précédentes.

En jouant des palettes au volant, le châssis de cette nouvelle génération se montre rassurant. L’auto vire à plat à chaque épingle, tout comme si elle était faite pour ça. Mais les relances trop douces et linéaires du bloc 4‑cylindres diesel ne vous surprendront pas. D’ailleurs, il s’avère être assez bruyant à certains régimes…

Notre version d’essai, équipée de la finition «S line» (avec suspension Sport et hauteur de caisse rabaissée de 15 millimètres), dispose d’un train arrière multibras de série à partir des moteurs de 150 chevaux. L’amortissement piloté bénéficie alors de trois modes (en option à 1.120 euros). Résultat, la direction est précise et la tenue de route est efficace.

Les prix

Disponible en version Sportback et Berline, la nouvelle Audi A3 est affichée à partir de 28.200 euros. La compacte premium aux anneaux s’intercale alors entre ses deux rivales, à savoir la BMW Série 1 (à partir de 24.850 euros) et la Mercedes Classe A (28.500 euros).

Si vous souhaitez un modèle mieux équipé comme notre Audi A3 Sportback pourvue de la finition S Line, il faudra prévoir pas moins de 41.850 euros avec le bloc diesel de 150 chevaux et la boîte automatique S Tronic. Avec quelques options supplémentaires, notre modèle d’essai est affiché à un peu plus de 46’000 euros.

L’heure du verdict

Si avec cette quatrième génération de l’A3, Audi compte bien reprendre sa première place dans la guerre des compactes premiums, il faut dire que sa mise à jour extérieure n’est pas son point fort. Mais son agilité sur les routes sinueuses et son comportement de vraie routière nous ont bluffé. Ce sont de vrais atouts. Tandis que l’appétit d’oiseau du bloc 4‑cylindres 2.0l TDI va plaire à ceux qui avalent des dizaines de kilomètres par an.

Enfin, sa présentation ultra-moderne à bord participe à l’offensive menée par Audi. Facturé près de 50.000 euros, notre version Sportback S Line reste bien au-dessus des VW Golf 8 et Seat Leon 4.

Les notes de la rédaction sont juste en dessous ! ⬇


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