Essai Renault Mégane R.S. Trophy : pistarde avant tout!

Présentée un an après le déploiement de la Mégane 4 R.S. 280, la version Trophy s’offre à ceux qui cherchent un grain de sportivité au quotidien. On a eu l’occasion de prendre le volant de cette vraie pistarde pendant quelques jours, et même de l’emmener sur circuit ! 
TRC. Plus puissante et plus radicale que sa petite soeur, la Mégane R.S. Trophy est faite pour la piste !

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Sur le marché ultra-concurrentiel des compactes sportives, il faut dire que la Renault Mégane R.S. s’est toujours démarquée de ses rivales. Pourtant, lors de l’arrivée de la nouvelle génération, les aficionados de Renault Sport ont été déçus par ses performances… La Honda Civic Type‑R et la Golf 7 R s’avéraient être plus rapides.

Alors, un an après, Renault remet le couvert en présentant la Mégane R.S. Trophy. Plus puissante et plus radicale, cette déclinaison fait table rase de la polyvalence au profit des performances pures et des sensations de conduite.

Si la Mégane R.S. reste l’une des compactes sportives les plus appréciées du marché, c’est aussi grâce à son look. Les designers de chez Renault Sport ont mis le paquet à l’extérieur, histoire de séduire les clients friands de sportivité. Et c’est l’un de ses points forts !

TRC. La livrée Jaune Sirius fait ressortir les courbes galbées de la compacte sportive !

Face à elle, les bouilles des Volkswagen Golf 7 R et autres Seat Leon Cupra semblent bien sages. Toutefois, pour sa version Trophy, la marque française n’a pas souhaité changer radicalement l’aspect de sa sportive. Sur notre version d’essai, la compacte s’habille de la jolie teinte Jaune Sirius, la marque de fabrique de la maison Renault Sport.

Sportive à tous les niveaux

Au premier coup d’oeil, la Mégane R.S. Trophy affirme ses atouts d’auto dynamique avec un bouclier avant ajouré. La face avant diffère peu avec la version 280. Les feux de jour en forme de damier sont toujours présents. On notera simplement l’inscription «Trophy» sur une lame grise située en dessous de la calandre.




La sportive se différencie d’une Mégane standard avec des hanches beaucoup plus marquées, lui donnant un look vraiment plus sympa. À l’arrière, la sortie centrale entourée de chrome se marie parfaitement avec l’immense diffuseur. Enfin, un becquet peint de la même teinte que la carrosserie surplombe la lunette arrière.

Afin de garantir une liaison parfaite avec l’asphalte, Renault chausse des pneus Bridgestone Potenza S007 montés sur des jantes «Fuji» de 19″ (2.000 € en option), lui permettant de gagner 2 kg sur chaque roue.

TRC. Les jantes Fuji de 19″ permettent de gagner 2kg.

À l’intérieur, le constat est le même : la sportivité est de mise ! Afin de maintenir au mieux les occupants, Renault dispose de sièges baquets Recaro en Alcantara siglés du logo R.S.. Une option facturée 1.200 € tout de même.

Pour le reste, l’habitacle est à la fois moderne et sportif. Les panneaux de portes sont recouverts de plastique mou et d’Alcantara. Quelques surpiqûres rouges au niveau du volant et du levier de vitesses apportent une touche de sportivité supplémentaire. Malheureusement, on note la présence d’encore un peu trop de plastique à notre goût…

En haut de la console centrale, on retrouve le nouveau système d’infodivertissement R‑Link 2. Plus rapide que l’ancienne version, le combiné demande quelque temps d’adaptation et s’avère être encore un peu long à la détente…

La pistarde par excellence ?

Il faut dire que la vocation principale de la Mégane R.S Trophy 300 EDC, c’est sans aucun doute le circuit. Sous le capot, la compacte sportive dispose du bloc 4‑cylindres 1.8l TCE de 300 ch. C’est 20 ch de plus par rapport à la Mégane R.S. de base. Notre version d’essai s’équipe de la boîte automatique EDC à 6 rapports, lui permettant de gagner 20 Nm de couple pour ainsi culminer à 420 Nm.

Une augmentation minime sur papier, mais au volant, ce gain de vitamines est considérable. Les amateurs de la marque critiquaient le manque de couple de la Mégane R.S. 280… Désormais, à la moindre sollicitation du pied droit, le moteur encaisse enfin les hauts régimes.

D’ailleurs, les chiffres parlent d’eux-mêmes puisque le 0 à 100 km/h est avalé en 5,7 s, soit un dixième de mieux par rapport à sa petite soeur.




En mode confort, la boîte automatique reste assez réactive, avec toute de même une petite latence quand on met le pied au plancher. Dans cette même configuration, la Mégane R.S. Trophy offre un son discret, sans trop de déflagrations.

Le châssis Cup, placé d’office sur cette version, et le système d’amortissement piloté vous rappelleront que vous êtes bien dans une pistarde. Les défauts de la route se ressentent facilement, surtout avec les sièges baquets.

Mais finalement, c’est ce que l’on attendait de cette Trophy ! Sa radicalité, c’est ce qui fait tout son charme. Il suffit alors de passer en mode Sport via la commande R.S. Drive afin de comprendre vraiment ce que cette compacte sportive a dans le ventre !

Immédiatement, le nouvel échappement doté d’un système de clapet se fait davantage entendre. La Mégane R.S. Trophy se met même à crépiter au moindre lâché de gaz ! Déjà assez fermes, les suspensions se durcissent un peu plus et à l’approche d’une courbe serrée, le châssis et la technologie «4 Control» nous jettent dans le virage avec une stabilité impressionnante.

Grâce au système des quatre roues directrices, l’efficacité de la Mégane R.S. Trophy offre un plaisir de conduite épatant. Attention tout de même à ne pas prendre trop la confiance !

Et sur circuit ?

C’est définitivement ici son terrain de prédilection. La compacte sportive dans sa version Trophy est faite pour la piste ! L’équipe de TRC a eu la chance de prendre le volant de l’auto sur le tracé exigu de l’Ouest Parisien, à Dreux.

Mode Track activé, les pneus Bridgestone S007, exclusivement conçus pour la Trophy, offrent une adhérence remarquable à l’approche d’une épingle. Malgré ses 20 Nm supplémentaires, la boîte automatique EDC à 6 rapports encaisse parfois difficilement le changement de vitesse… Mais la précision du train avant, épaulé par l’autobloquant, permet de rattraper le coup et de placer parfaitement l’auto en courbe.

Attention toutefois à l’excès de confiance puisque à trop en demander, l’arrière a tendance à se décrocher légèrement… Il nous faudra quelques tours supplémentaires pour comprendre comment fonctionne cette sportive bardée d’électronique.

Une fois la belle appréhendée, c’est le pied total ! Chaque virage nous saute aux yeux et la Mégane R.S. Trophy avale l’asphalte du circuit avec une aisance naturelle. Extrêmement bien affûtée grâce à ses roues directrices, la compacte en redemande toujours plus ! On peut aussi compter sur les freins Brembo de 385 mm, toujours efficaces après plusieurs tours rapides.

Un prix assez élevé !

Si cette Mégane R.S. Trophy nous offre tout ce qu’on attendait d’une compacte sportive, son tarif est l’ennemi. Pénalisée par son malus de 8.173 €, la pistarde française affiche un ticket d’entrée supérieur à ses concurrentes. La version Trophy demande 44.100 €, soit 6.000 € de plus que la Mégane R.S. 280.

Face à elle, la concurrence est plus compétitive avec 40.680 € pour la Honda Civic Type R et 38.900 € pour une Peugeot 308 GTi. Mais en termes de performance, la Mégane R.S. Trophy reste bien supérieure à ses rivales.

L’heure du verdict

La Renault Mégane R.S. Trophy avait la lourde de tâche de compenser le manque de puissance et de performance de la version 280. Mais Renault Sport a su corriger parfaitement son tir ! Cette compacte sportive est sans doute la plus pistarde du marché actuel. Grâce à son bloc revu à la hausse, le tempérament ultra sportif de la Trophy nous a séduit.

Malgré son tarif élevé par rapport à la concurrence, la Mégane R.S. Trophy tire son épingle du jeu avec son caractère de vraie pistarde !

Alors, à prendre ou à l’essai ? 🤔


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