Fort de son succès, le Ferrari Purosangue a rapidement été limité en production pour en faire un objet de luxe. Mais le modèle se vend à des prix exorbitants, causant la perte de contrôle de la marque…
Depuis son lancement, le Ferrari Purosangue a tout d’un best-seller. Design original, moteur V12 atmosphérique surpuissant, le premier SUV de Maranello a fait beaucoup parler. À tel point qu'il est devenu un véritable objet de désir pour les clients.
Mais un aspect de sa commercialisation a pris Ferrari de court, et ce n’est pas un petit détail. En effet, son prix a littéralement explosé, bien au-delà des attentes. Mais les bénéfices ne vont pas où ils devraient…
Le Ferrari Purosangue hors de contrôle pour la marque

Le Ferrari Purosangue, lancé avec l’ambition d’être un modèle exclusif, a été un véritable succès. Dans la foulée, la marque a décidé de restreindre sa production en limitant les carnets de commandes. L'objectif initial était de créer un certain sentiment de rareté et à augmenter l’attrait de son SUV.
Mais voilà, la demande pour le Purosangue n’a cessé de croître, et la firme de Maranello n’a pas anticipé la montée en flèche des prix sur le marché de l’occasion.
Le premier problème majeur pour Ferrari ? Le manque de contrôle sur la revente. Contrairement à ses autres modèles phares, Ferrari n’a pas mis en place des clauses de rachat sur le Purosangue.
Autrement dit, une fois qu’un propriétaire met sa voiture en vente, c’est à lui de choisir le prix, souvent bien au-dessus du prix de vente initial. Si le modèle est prisé par les clients VIP, cela crée une situation où les revendeurs et concessionnaires peuvent doubler, voire tripler, le prix de la voiture.

Ce phénomène se concrétise particulièrement dans des marchés comme la République tchèque et les États-Unis. Là-bas, des exemplaires du modèle avec seulement 50 kilomètres au compteur, se vendent jusqu’à 950.000 euros, bien au-delà des 390 000 euros demandés initialement.
Si Ferrari avait prévu cette demande explosive, elle aurait pu réaliser des bénéfices considérables en revendant ses propres voitures, mais au lieu de cela, l’erreur a permis aux concessionnaires de récolter une large part du gâteau.
Et, contrairement aux autres supercars de la marque, où Ferrari rachète souvent des modèles d’occasion pour les revendre ou les exposer, le Purosangue a échappé à ce contrôle.
En réalité, si le Ferrari Purosangue rencontre un tel succès, ce n’est pas uniquement grâce à son design et à ses performances. Mais aussi en raison de l’impossibilité pour la marque de contrôler sa revente. Une leçon de marché, mais une occasion manquée pour Maranello de capitaliser sur ce SUV au potentiel phénoménal…
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