Partant de Sindelfingen en Allemagne, traversant les Alpes suisses et le nord de l'Italie, jusqu'à Cassis sur la Côte d'Azur, le Mercedes EQXX semble avoir parcouru sans difficulté plus de 1 000 km avec une seule charge.
Une promesse remplie pour le constructeur qui annonçait en janvier dernier, une autonomie supérieure à 1 000 km. Avec un voyage qui a commencé dans le froid, sous la pluie et qui se termine avec le magnifique soleil du Sud de la France, le parcours était plutôt varié, mêlant routes sinueuses et autoroutes.
Objectif consommation réduite
Pour réussir ce défi, tout était mis en œuvre ! Premièrement, la forme de la carrosserie épurée assure un meilleur aérodynamisme. Par ailleurs, étant 50 mm plus étroites qu'à l'avant, les roues arrière roulent dans le sillage des roues avant. Mais l’une des pièces maîtresses reste le diffuseur arrière actif. Il se déploie automatiquement à 60 km/h, assurant un meilleur écoulement de l'air et contribuant de manière significative à la réduction de la traînée. En effet, son Cx (coefficient de trainée) est de seulement 0,17 !
Vient ensuite le choix des pneus avec une résistance au roulement très faible. Grâce à un partenariat avec Bridgestone, des pneumatiques spécifiques ont été développés. Avec leurs dimensions de 185/65 R20 97 T, ceux-ci ont un grand diamètre et une bande de roulement étroite.
De plus, les pneus spécialisés Turanza Eco combinent deux technologies Bridgestone innovantes qui permettent une plus grande autonomie. La technologie ENLITEN, qui réduit à la fois la résistance au roulement et le poids jusqu'à 20 %. Ainsi que la technologie ologic, qui réduit la déformation du pneu pendant la conduite. En outre, la transition entre le pneu et la jante a été optimisée en coopération avec l'équipe aérodynamique de Mercedes-Benz.
La traque au poids
Pour bénéficier d’un rapport poids/puissance favorable, Mercedes a dû allier des connaissances techniques et technologiques. Elle emprunte notamment de grandes choses de la F1, comme le matériau composite carbone-fibre-sucre pour la partie supérieure de sa batterie ou encore son plancher arrière BIONEQXX, fabriqué selon un procédé de moulage de l'aluminium. La propulsion électrique a elle aussi été développée en collaboration avec les experts de Mercedes-AMG Petronas F1 Team.
Une grande partie du gain de poids est également due au châssis électrique dédié grâce à un sous-châssis F1 très léger et des disques de frein en aluminium. L'autre raison est la batterie. Développée spécifiquement pour le VISION EQXX, elle a presque la même quantité d'énergie que la batterie de l'EQS. Son volume est réduit de 50%, et elle ne mesure que 200 x 126 x 11 cm. Elle est ainsi plus légère de 30 % et ne fait plus que 495 kg.
Toutefois, grâce à son toit solaire fixe, les 117 cellules alimentent la batterie de 12 volts sur laquelle est branché le système de navigation. Ce booster solaire augmente l'autonomie de plus de 2%, représentant 25 km sur un trajet de plus de 1 000 km.

Un concentré d’innovations
Après 12 heures et 2 minutes de trajet à une vitesse moyenne de 87,4 km/h, le VISION EQXX termine son voyage de 1 008 km avec une autonomie restante d'environ 140 km, soit 15% de la charge restante. Ce véhicule démontre le potentiel réel de l’efficacité des véhicules électriques avec une consommation moyenne de 8,7kWh/100 km.
La Mercedes VISION EQXX ne restera qu'au stade de développement, en revanche ses batteries sont amenées à être réutilisées sur d'autres modèles de la marque.









