La patron de la Formule E se paye Chase Carey et Helmut Marko

Formule E Chase Carey Helmut Marko
Le CEO de la Formule E, Jamie Reigle, ici en compagnie d'Ellie Goulding lors du E-Prix de Marrakech.

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Vivement critiqué par Chase Carey, le PDG de Liberty Media, et Helmut Marko (Red Bull), le directeur exécutif de la Formule E Jamie Reigle, a tenu à leur répondre. Mais à sa manière…

C’est l’histoire d’un championnat — électrique — rejeté par ses collègues à moteur et à essence. Le récit de puristes qui ont aussi du mal à sortir de leur zone de confort, ou bien de vivre avec leur temps. Depuis sa création en 2014, la Formule E est toujours l’objet de critique de la part de ces prédécesseurs, à l’image de Chase Carey, le PDG de Liberty Media, et Helmut Marko, en charge des jeunes pilotes de la filière Red Bull. Le directeur exécutif de ce «nouveau» championnat a tenu à leur répondre, mais ce n’est surement la manière dont ils l’imaginaient.



«Un produit marketing inventé pour détourner l’attention du scandale du diesel.»

À l’heure de boucler sa sixième saison de son histoire, la Formule E doit se faire une place au milieu des vilains championnats qui polluent. Et malgré l’arrivée cette année de grandes marques telles que Mercedes, ou Porsche, le championnat a toujours autant de mal à se faire accepter.

En témoigne les dernières sorties médiatiques d’Helmut Marko (on commence à en avoir l’habitude) et Chase Carey, le patron de la Formule 1. Le docteur Helmut, en charge du développement des jeunes pilotes Red Bull a jugé, pour Motorsport.com, que l’écurie autrichienne n’avait «aucun intérêt» pour ce sport, car ils sont des «puristes de la course», qualifiant la Formule E «d’excuse marketing de l’industrie automobile pour détourner l’attention du scandale du diesel.» 

Rien que ça…



Pour Chase Carey, la citation est tout aussi amère. Pour lui, la Formule E n’est rien de plus qu’une «fête de rue», qui se bat pour une «cause sociale». À croire que la F1 a une dent contre son homologue électrique.

Des commentateurs jugés flatteur pour Jamie Reigle

Le piège, la facilité… aurait été de répondre du tac au tac, et tomber dans la critique facile de la F1, qui n’est surement pas exempt de tout reproche. Mais la réaction de Jamie Reigle fut tout autre :

«Ma conviction personnelle est que le monde est un très grand endroit et qu’il y a beaucoup de place pour plusieurs championnats de sport automobile», explique le directeur exécutif.C’est flatteur que Chase (Carey) et (Helmut) Marko décident de parler de nous.»

Quant au dénominateur «puriste», employé par Helmut Marko, Jamie Reigle a la conviction que la Formule E est bien plus dans le thème que la F1, en associant innovation sportive et technique : 

«Je pense que le mot important dans cette déclaration est «puristes». Il y a une définition de ce qu’était la course automobile et donc pour les gens qui ont cette vision de ce qu’elle devrait être. Dans mon esprit, la beauté de la course automobile est que c’est cette tradition d’innovation sportive et technique.»



Avant d’ajouter : «Les innovations techniques survenues il y a des années étaient des choses comme les rétroviseurs et les ceintures de sécurité. Si vous regardez le nombre de constructeurs entrant dans le championnat, les pilotes, sa compétitivité, le fait que la plupart des courses que nous avons, il y a un gagnant différent… pour moi, c’est la définition du sport.»

En tout cas, la Formule E est de retour dans deux semaines à Berlin, où les 24 pilotes vont s’affronter à 6 reprises en 9 jours. Rendez-vous le 5 et 6 août pour le premier «back-to-back».


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