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The Rapid Talk #4 avec… Patrick Lemarié, cofondateur de Feed Racing

Patrick Lemarié Feed Racing
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Quatrième numéro de The Rapid Talk avec…Patrick Lemarié ! L’ancien pilote de haut niveau et cofondateur de Feed Racing, avec son ami de toujours Jacques Villeneuve, revient sur cette première année passionnante et pleine de rebondissements.



T’es confiné ou ?

(P.L) : J’habite en Andorre.

Avec qui ?

(P.L) : La famille : ma femme, ma fille et mon chien.

Ça se passe bien ?

(P.L) : C’est assez facile, on a la chance d’avoir les montagnes à côté et de pouvoir sortir. On a un confinement qui est plutôt agréable par rapport à beaucoup d’autres.

Comment est né Feed Racing ?

(P.L) : Cela ne date pas d’hier. On a longtemps réfléchi avec mon partenaire, Jacques Villeneuve, à remettre quelque chose en place qui pouvait donner une chance aux jeunes. C’est une façon de mettre un pied dans ce sport, ce n’est pas négligeable.

Comment as-tu rencontré Jacques Villeneuve ?

(P.L) : On se connait depuis l’âge de dix ans. On a eu des parcours différents. On est deux personnes avec des valeurs marquées, il y a beaucoup de respect et de confiance entre nous. Depuis, on fait tous nos projets business ensemble.

C’est quoi le concept de Feed Racing ?

(P.L) : L’idée de Feed Racing est de pouvoir s’exprimer et avoir la chance de gagner une saison en F4, à un prix modeste. Feed Racing est une obligation, parce que s’il n’y a pas d’école de pilotage, et si on ne peut pas permettre à des jeunes qui ne peuvent dépenser que 10 000 ou 15 000€, d’accéder à ce sport, qu’est-ce que ça va devenir ? Il faut que la détection soit large.

15 000€, ça reste un investissement ?

(P.L) : Oui, le sport auto coûte cher, et il coûtera toujours cher. Mais venir dépenser 10 à 15 000€ chez Feed Racing (12 000€ TTC pour 5 jours de stage), cela reste correct. Si mon fils veut aller faire du tennis et jouer toute l’année, se déplacer… Cela coûtera plus cher. Ça reste un investissement, mais c’est accessible.

C’est un projet qui vous tient à coeur ?

(P.L) : Au début, tout le monde pensait qu’on allait mettre notre nom et gagner de l’argent. Au contraire, on en dépense beaucoup et on est extrêmement présent. On reste des passionnés au bord de la piste. Pour les jeunes et les parents qui étaient là lors de la première année, ils ont vu notre implication, et ont été extrêmement surpris.

Quels sont les critères de sélection ?

(P.L) : Nous ne choisissons pas les jeunes. Tout le monde peut venir, quelque soit le niveau. À condition de ne pas avoir fait de courses automobile sur asphalte auparavant.   

Ce n’est qu’une question de talent ?

(P.L) : Tout le monde a la même voiture, le même nombre de tour, sur le même circuit… Il n’y a pas de différence niveau motorisation. C’est bien, car cela demande de la performance, mais ça enlève aussi certaines excuses. Alexis Giroud par exemple, il a quasiment gagné la finale sans expérience, cela prouve que notre système fonctionne.

Des nouvelles de Marijn Kremers, le vainqueur de la première édition ?

(P.L) : Marijn, c’est un super talent, il est extrêmement rapide. Il va faire une saison dans une très bonne équipe (Carlin Motorsport en F4 britannique). C’est à lui de jouer désormais, de prouver. Le talent c’est bien, mais il y a aussi le travail qu’on va y mettre, savoir saisir les opportunités qui se présentent…

Pourquoi avoir choisi Carlin Motorsport ?

(P.L) : On s’est associé avec Carlin car on pensait que c’était trop tôt pour monter notre propre structure. C’était déjà assez compliqué de monter l’école, nous n’étions pas prêts. On voulait, pour notre premier lauréat, trouver une structure qui a prouvé qu’elle était performante, qui sait gagner des courses et des championnats.

Le bilan de cette première année ?

(P.L) : Le bilan est extraordinaire. On a plus de 40 élèves, et près de 10 nationalités différentes. On a eu des gens sceptiques au début, les parents surtout, ils sont devenus nos premiers supporters. Ils ont été étonné de l’équité qui régnait. On s’est adapté à la météo, on a fait repasser tout le monde quand il pleuvait. En demi-finale, on a mis des pneus pluies le matin, des pneus secs l’après-midi.

Rouler à Magny Cours, c’était une évidence ?

(P.L) : Je n’avais pas pensé à un circuit aussi prestigieux. Au début, j’en regardais d’autres, moins chers. Et puis, cela a tout de suite fonctionné. Il y avait une vraie volonté de nous accueillir, c’était presque logique que Feed Racing s’installe à Magny Cours.

La saison 2 est maintenue ?

(P.L) : On a bon espoir qu’au mois de juillet, on puisse faire nos stages librement. Les quarts et demies sont toujours prévus pour fin août, et notre finale fin septembre.

Un dernier mot pour la route ?

(P.L) : C’est inévitable de venir à Feed Racing. Il y a quand même des coachs de haut niveau : Xavier Pompidou, Julien Poncelet… et puis il y a Jacques et moi. Venir faire 5 jours de roulage chez nous, au prix que ça coute, l’expérience que tu vas emmagasiner, c’est exceptionnel. Toutes ces raisons font que je ne vois pas comment on pourrait se passer de Feed Racing.

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