À partir de 2026, une nouvelle génération de radars va bouleverser le quotidien des automobilistes. Grâce à l’intelligence artificielle (IA), un seul flash pourra sanctionner plusieurs infractions à la fois. Amendes salées et lourdes pertes de points sur le permis à la clé…
L'État français s’apprête à franchir un cap en matière de surveillance routière. Après les radars pour excès de vitesse, place à des dispositifs bien plus complets.
Dès l’an prochain, certains équipements installés sur les routes françaises seront capables d’analyser le comportement du conducteur dans les moindres détails. Objectif affiché, renforcer la sécurité. Conséquence directe, des sanctions potentiellement beaucoup plus sévères.
Des radars nouvelle génération plus intrusifs

Ces nouveaux radars, intégrant des outils d’analyse basés sur l’intelligence artificielle, ne se contenteront plus de mesurer la vitesse. En un instant, ils pourront vérifier si la ceinture est bien attachée, si un téléphone est utilisé au volant ou si les distances de sécurité sont respectées. Le conducteur n’aura rien vu venir. Le flash, lui, aura tout enregistré.
Installés sur des radars tourelles ou des dispositifs temporaires de chantier, ces équipements visent clairement les comportements jugés dangereux. Leur particularité réside dans leur capacité à repérer plusieurs infractions en même temps, là où les radars actuels se limitent à un seul manquement.
Un seul flash, des sanctions cumulées
C’est là que le dispositif change la donne. Chaque infraction détectée entraîne sa propre sanction. Téléphone au volant, ceinture oubliée et distance insuffisante peuvent désormais tomber ensemble. Résultat, trois amendes de 135 euros, soit plus de 400 euros à régler.
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Côté permis, l’addition est tout aussi lourde. Le cumul peut atteindre jusqu’à huit points retirés en une seule fois. Un seuil qui place certains conducteurs au bord de l’invalidation, sans passage devant un agent.
Si le cadre légal est en place, ces radars ne seront pas opérationnels dès le 1er janvier 2026. Des phases de tests et d’homologation restent nécessaires. Le calendrier précis n’est pas encore arrêté.
Le débat, lui, est déjà lancé. Certains saluent un outil moderne au service de la sécurité. D’autres dénoncent une automatisation excessive et craignent des erreurs d’interprétation. Une chose est sûre, la route sera bientôt placée sous haute surveillance.
Rappelons qu'en 2024, les amendes issues du contrôle automatisé ont rapporté 889 millions d’euros en 2024, soit 8 % de moins qu’en 2023, selon le ministère de l’Économie.

